Des décennies de progrès contre des maladies tropicales négligées menacées par la réduction de l’aide américaine
Par [Votre Nom], Rédacteur Adjoint
WASHINGTON – Des maladies ancestrales, longtemps ignorées par les pays riches, pourraient refaire surface après des décennies de lutte acharnée, en raison de coupes budgétaires drastiques dans l’aide américaine. Des infections comme l’onchocercose, connue sous le nom de cécité fluviale, et la filariose lymphatique, ou éléphantiasis, qui causent douleur, handicap et stigmatisation, sont désormais menacées.
L’histoire du roi Sisyphe, condamné par les dieux à rouler éternellement un rocher en haut d’une colline, pour le voir redescendre sans cesse, résonne particulièrement auprès des chercheurs qui se consacrent à ces maladies tropicales négligées. Ces affections, bien que moins mortelles que le VIH, le paludisme ou la tuberculose, affectent principalement les populations pauvres des pays à faible revenu.
Pendant plus de 50 ans, des chercheurs, des cliniciens et des décideurs ont œuvré pour éliminer ces maladies, en contrôlant les insectes vecteurs – mouches noires et moustiques – et en menant des campagnes massives de distribution de médicaments antiparasitaires. Des progrès considérables ont été réalisés. En 2024, 871 millions de personnes ne nécessitent plus de médicaments préventifs contre la filariose lymphatique, et 21 pays ont éliminé cette infection. Cinq pays ont également éliminé l’onchocercose.
Mais ces avancées sont désormais en péril. La réduction soudaine du financement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) en 2025 a créé une situation alarmante. Le retrait du soutien américain revient à abandonner l’effort d’élimination des maladies à mi-parcours. Sans traitement continu, les parasites se propageront à nouveau, infectant davantage de personnes.
La filariose lymphatique, par exemple, peut provoquer un gonflement extrême des membres ou du scrotum, tandis que l’onchocercose peut entraîner la cécité. Ces maladies, qui remontent à l’Égypte ancienne – une statue du pharaon Mentuhotep II datant de 2000 avant J.-C. suggère la présence de filariose lymphatique – ne sont pas de nouvelles menaces.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a coordonné les efforts mondiaux pour éliminer ces maladies depuis 1974 pour l’onchocercose et 2000 pour la filariose lymphatique. Des médicaments essentiels, dont l’ivermectine – un médicament primé par le prix Nobel – sont souvent fournis gratuitement par des entreprises pharmaceutiques comme Merck, GlaxoSmithKline et Eisai.
Cependant, les coupes budgétaires de l’administration Trump ont mis en pause plus de 40 campagnes de distribution de médicaments en 2025, affectant plus de 140 millions de personnes. Les États-Unis étaient jusqu’en janvier 2026 le principal contributeur financier de l’OMS.
La logistique de la lutte contre ces maladies est complexe, nécessitant une cartographie précise des zones endémiques, la distribution efficace des médicaments et un suivi rigoureux. L’aide de l’USAID et des organisations non gouvernementales qu’elle finance était cruciale pour soutenir les programmes nationaux.
Si le monde abandonne l’élimination de ces maladies, des millions de personnes en souffriront. Le rocher, après des décennies d’efforts, risque de rouler à nouveau vers le bas.
[Intégration d’une vidéo YouTube pertinente si disponible, par exemple une vidéo expliquant l’impact de la réduction de l’aide américaine sur la santé mondiale.]
