Des chercheurs de l’Université de Tokyo ont découvert une exoplanète géante, baptisée TOI-1355 b, située à environ 800 années-lumière de la Terre.
Une équipe de recherche dirigée par Noriharu Watanabe de l’École supérieure des arts et des sciences de l’Université de Tokyo a mis en évidence cette planète classée parmi les « hot Jupiters », des géantes gazeuses très chaudes qui orbitent à proximité immédiate de leur étoile hôte en moins de dix jours.
La découverte de l’exoplanète TOI-1355 b et l’orbite elliptique
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L’existence de ce corps céleste a été repérée grâce à la méthode du transit, c’est-à-dire par la baisse de luminosité observée lorsque la planète passe devant son étoile. Le satellite TESS de la NASA avait initialement détecté des diminutions de lumière régulières, se produisant selon un cycle d’environ deux jours autour de l’étoile TOI-1355.
L’analyse détaillée des données par l’équipe de recherche a confirmé que ces baisses étaient provoquées par le passage d’une planète extra-solaire présentant une masse d’environ 5,8 fois celle de Jupiter. Les observations ont également révélé que TOI-1355 b possède une orbite légèrement aplatie, affichant une excentricité d’environ 0,1.
Les particularités de l’étoile TOI-1355 et l’hypothèse de la haute excentricité
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La plupart des hot Jupiters connus qui orbitent autour d’étoiles dont la température de surface dépasse les 6000 °C possèdent des trajectoires circulaires. Pour l’étoile TOI-1355, la température de surface atteint environ 8400 °C, soit près de 3000 °C de plus que celle de notre Soleil. Cette caractéristique rend l’orbite elliptique de TOI-1355 b particulièrement précieuse pour documenter les mécanismes de migration planétaire.

Selon les explications de l’équipe scientifique, les géantes gazeuses se forment à l’origine loin de leur étoile avant de se rapprocher. L’un des scénarios privilégiés est la « migration à haute excentricité ». Ce processus implique qu’une planète formée à distance subit l’influence gravitationnelle d’un autre corps massif ou d’une étoile compagnon, ce qui étire son orbite en une ellipse allongée. Par la suite, les forces de marée de l’étoile principale réduisent et stabilisent cette trajectoire à mesure que la planète s’en approche.
Une fenêtre d’observation limitée à l’horizon 2033
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Au-delà de sa structure orbitale, la trajectoire de TOI-1355 b soulève des questions quant à son suivi futur. L’équipe menée par l’Université de Tokyo indique que les transits de la planète ne pourront plus être détectés depuis la Terre à partir du milieu de l’année 2033, ce qui restreint considérablement le calendrier des astronomes pour étudier ce système planétaire lointain.
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