Des experts en psychologie affirment que les personnes qui parlent à leurs animaux de compagnie comme s’ils étaient humains montrent généralement plus d’empathie et d’intelligence émotionnelle.
Les recherches suggèrent que le fait de parler à ses animaux de compagnie, souvent perçu comme une forme d’anthropomorphisme, révèle des traits de personnalité liés à l’empathie et à la régulation des émotions. Selon une étude publiée dans People and Animals: The International Journal of Research and Practice, 244 propriétaires d’animaux ont montré une corrélation positive entre cette pratique et l’empathie sociale. Les psychologues Nicholas Epley, Adam Waytz et John Cacioppo ont étudié ce phénomène, soulignant que l’anthropomorphisme implique le désir de comprendre le comportement animal et la nécessité d’établir des liens sociaux.
L’anthropomorphisme, clé d’une empatie accrue
La psychologie animal définit l’anthropomorphisme comme la tendance naturelle à attribuer des pensées, émotions, intentions et caractéristiques humaines aux animaux, selon les détails de Vozpópuli. Cette pratique, selon les experts, reflète une capacité à s’intéresser au bien-être d’autrui. Une étude japonaise a même démontré que les chats distinguent la voix de leurs propriétaires, avec des réponses discrètes comme bouger les oreilles ou girer la tête.

Les recherches soulignent également un lien entre cette habitude et l’intelligence émotionnelle, reflétant une grande capacité à réguler ses propres émotions, utiliser l’imagination et trouver le calme à travers une pratique similaire au mindfulness. Pour les experts, parler aux animaux est aussi un grand apoyo contra la soledad et le stress, réduisant l’anxiété et élevant l’oxytocine (la hormona del cariño), faisant en sorte que le propriétaire se sente accompagné et écouté sans peur d’être jugé.
Un autre étude publiée dans la revue Animals a révélé que les propriétaires qui attribuaient des capacités mentales humaines à leurs animaux les perçoivent comme faisant partie de leur cercle social, comme des amis ou des membres de la famille, et expérimentent des niveaux plus élevés de soutien social de la part de leurs animaux. Une recherche publiée dans Frontiers in Psychology a également constaté que l’empathie envers les animaux est une dimension distincte de l’empathie envers d’autres personnes.
Les bénéfices pour le bien-être émotionnel
Les psychologues soulignent que cette interaction agit comme un amortisseur émotionnel. Cette pratique est liée au lien de la personne avec l’animal et constitue souvent une forme spontanée d’exprimer de l’affection et d’interagir avec un compagnon qui a un rôle important dans la routine quotidienne.

Cependant, certains spécialistes en conducta animal mettent en garde contre une humanisation excessive. Traiter l’animal comme un pair humain peut apporter des problèmes, comme rendre difficile la lecture de ses instincts et signaux corporels, générer de la confusion dans son apprentissage ou lui provoquer du stress, de l’anxiété par séparation et de l’hyper-attachement. Connaître ses besoins, respecter ses moments de repos et procurer son bienestar dit beaucoup plus sur le soin qu’il reçoit que la quantité de mots qu’il écoute.
Des résultats variés selon les approches
Les sources divergent sur l’interprétation de ces pratiques. La psychologie n’établit pas que ceux qui parlent le plus à leurs animaux soient nécessairement plus empathiques que les autres, et l’empathie envers les animaux et envers les personnes ne sont pas exactement la même chose et peuvent varier de manière indépendante.
Ces divergences montrent que ce habit doit être compris surtout comme un signal du type de relation qu’une personne établit avec son animal de compagnie et de l’importance émotionnelle qu’elle lui donne, sans qu’il soit nécessaire de convertir une coutume quotidienne en un diagnostic sur la personnalité de son propriétaire.
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