Les choix culturels de La Croix cette semaine, héroïnes des temps modernes

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Chaque vendredi, La Croix sélectionne le meilleur de la création artistique.

Que signifie l'évolution du langage des changements mentaux? Longtemps réticente à la féminisation des métiers, des grades, des titres et des fonctions, l'Académie française a finalement résolu, jeudi 28 février, ouvrant la voie à l'utilisation de "préfet", "procureur", "écrivain" ou "ingénieur".

" Si ces noms féminins nous surprennent, c'est simplement parce que nous ne sommes pas habitués à les entendre, estimé Éliane Viennot, "professeur" émérite de littérature française de la Renaissance et "autrice". Mais nous devons les utiliser car ils changent notre perception du pouvoir. "

Pour mieux entendre les femmes, les représenter dans toute leur diversité, quel que soit leur statut ou leur condition: de plus en plus d'artistes, femmes ou hommes, s'impliquent. Sur scène, au cinéma ou à la télévision, elles déplacent leur regard sur la féminité.

► théâtre

L'acteur Nicolas Bonneau reconnaît avoir cédé plus d'une fois au sexisme, convaincu que la question de l'égalité était réglée, que les combats à mener étaient avant tout sociaux. Il fait amende honorable au Théâtre Belleville à Paris, avec Qui va garder? une émission vivifiante basée sur deux années d’enquête sur les femmes en politique.

► Danse

Si la sphère politique est une arène, la danse ressemble parfois à un sport de combat. En témoigne le documentaire que David Mambouch consacre à sa mère, la chorégraphe Maguy Marin (sortie le 6 mars). Alors que sa pièce fondatrice, Mai B, est repris à Paris, ce film insiste sur "L'urgence d'agir" qui vit le danseur depuis 40 ans, soucieux de changer la perception des corps. " Je voulais détourner la danse du seul endroit où elle avait une reconnaissance: le corps élancé, beau, sportif, Elle dit. Il fallait se débarrasser du corps de la danseuse, renverser ce genre de pomponnage habituel. "

► télévision

Femmes du Nord: quand la vie est un combat Le titre du documentaire d'Olivier Delacroix et de Katia Maksym pourrait faire craindre une image misérable des Hauts-de-France, région la plus touchée par la pauvreté après la Corse. Si le registre est celui de la compassion, ce portrait croisé de quatre femmes qui ont réussi à sortir de la précarité a le mérite de montrer l’un des visages de la pauvreté actuelle: féminin, digne et admirablement combatif. A (re) voir sur France.tv

► le cinéma

Née à Paris, graphiste de formation, Stéphanie a tout quitté il y a cinq ans pour devenir éleveuse en Normandie. Un beau documentaire, signé Delphine Détrie, ouvre les portes de sa petite ferme, illustrant le dévouement de cette jeune bergère. Et sa solitude face à l'ampleur de la tâche, entre surveillance des moutons, conflits avec d'autres éleveurs et pression administrative.

Jeanne Ferney

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