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Le syndicat tunisien des journalistes alerte sur la multiplication des poursuites contre les journalistes pour terrorisme

Le syndicat tunisien des journalistes alerte sur la multiplication des poursuites contre les journalistes pour terrorisme

2024-05-04 08:20:31

MADRID, le 4 mai. (EUROPA PRESSE) –

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a mis en garde ce vendredi contre la situation « sombre » du journalisme dans ce pays d’Afrique du Nord, notamment en raison de l’augmentation des poursuites contre les journalistes au cours de l’année dernière, en raison des « lois répressives » qui ne réglemente pas la profession journalistique.

“Les journalistes ne demandent pas l’immunité, ils demandent une loi qui encadre la profession de journaliste”, a déclaré le président du SNJT, Zied Dabbar, lors d’une conférence de presse tenue vendredi pour présenter le rapport annuel sur la situation de la liberté de la presse. dans ce pays d’Afrique du Nord.

Le rapport met en garde contre le nombre croissant de procès de journalistes dans le cadre d’une réglementation qui sort du cadre du décret-loi 2011-115 qui réglemente la profession journalistique. Au cours de l’année dernière, les tribunaux tunisiens ont sanctionné des journalistes pour leur travail à 39 reprises et ont prononcé cinq peines de prison contre des journalistes sur la base de lois de précaution telles que la loi antiterroriste et anti-blanchiment d’argent, le Code des télécommunications ou le Code pénal.

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Par ailleurs, au cours de la même période, soit entre le 1er mai 2023 et le 30 avril 2024, 211 agressions contre des journalistes, correspondants et photographes ont été enregistrées en Tunisie. En ce sens, le rapport dénonce une « escalade des menaces contre la liberté de la presse », où se répètent « le harcèlement, les menaces et les agressions » contre les journalistes.

Le président du SNJT a qualifié de « sombre » la situation des journalistes en Tunisie, évoquant les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour accéder à l’information. Selon lui, les autorités politiques – notamment la Présidence de la République et le Parlement – ont adopté une « politique de fermeture » à l’égard des médias, de « dissimulation de l’information », qui « laisse la sphère publique soumise à un récit unique, qui est le récit d’autorité.

Les journalistes et leurs structures professionnelles sont convaincus que l’objectif est de « maltraiter » tout journaliste qui se permet d’aborder des sujets « incendiaires » qui occupent l’opinion publique, ou simplement de critiquer les actions de responsables ou de représentants politiques.

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Les auteurs du rapport ont exprimé leur inquiétude à l’approche d’une année au cours de laquelle la Tunisie organisera des élections présidentielles, un événement qui “présuppose un climat démocratique pluraliste et des institutions indépendantes et impartiales” et dans lequel les médias “jouent un rôle clé dans l’établissement d’un débat démocratique qui garantit une large participation politique et une opinion publique électorale informée.

Ce rapport est publié deux semaines seulement après qu’un tribunal de première instance tunisien a condamné le journaliste tunisien Mohamed Boughalleb à six mois de prison pour insulte à agent public, pour laquelle il avait été arrêté fin mars.



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