Le président Lee Jae-myung est au centre d’une polémique concernant la suspension de ses procès, tandis que la nomination des juges à la Cour suprême reste bloquée. Ces questions ont dominé l’audience de la commission parlementaire de la justice du 16 octobre, mettant en lumière des désaccords profonds entre la majorité et l’opposition.
Les déclarations contradictoires concernant la suspension des procès de Lee Jae-myung
Lors de l’audience, Kim Dae-woong, président de la Haute Cour de Séoul, a déclaré que la suspension des procès de Lee Jae-myung était fondée sur l’article 84 de la Constitution. Cet article stipule qu’un président en exercice ne peut être poursuivi pénalement, sauf en cas de rébellion ou de trahison. Cependant, les membres de l’opposition ont qualifié cette suspension de « précédent dangereux » et ont accusé le pouvoir judiciaire de partialité. Selon Polinews, les débats ont été vifs, les députés de l’opposition accusant la majorité de tenter de protéger le président.
Kim Han-kyu, député du parti démocrate, a souligné que l’article 84 de la Constitution visait à garantir la continuité du pouvoir exécutif, et non à suspendre indéfiniment les procédures judiciaires. Il a affirmé que la décision de suspendre les procès était une interprétation excessive de la loi, citant YTN et Hani. En réponse, Yoon Sang-hyun, député du parti au pouvoir, a insisté sur le principe de l’égalité devant la loi, affirmant que le président ne devrait pas bénéficier d’un traitement préférentiel. Il a souligné que le droit à un procès équitable s’applique à tous les citoyens, comme le rapporte Dong-a Ilbo.
La controverse autour de la nomination des juges à la Cour suprême
Parallèlement à la discussion sur les procès de Lee Jae-myung, l’impasse concernant la nomination des juges à la Cour suprême a également été au centre des débats. Kim Dae-woong a reconnu que le blocage de cette nomination était problématique, mais a souligné que la décision finale revenait au président et au Parlement. OhmyNews rapporte que le président de la Cour suprême a exprimé son inquiétude face à la prolongation de cette situation, estimant qu’elle nuisait à l’indépendance du pouvoir judiciaire.

L’opposition a critiqué la lenteur de la procédure de nomination, accusant le gouvernement de manœuvres politiques. Ils ont notamment souligné que le président de la Cour suprême avait rejeté plusieurs candidats proposés par le gouvernement, comme le révèle Newsis. Kim Dong-a, députée du parti démocrate, a affirmé que l’absence de juges à la Cour suprême mettait en péril le bon fonctionnement de la justice et entraînait des retards dans le traitement des affaires.
Des députés craignent une influence politique sur la justice
Les députés ont également soulevé des questions concernant l’indépendance de la justice. Des inquiétudes ont été exprimées quant à l’influence politique sur les décisions des tribunaux, notamment dans le cadre de l’enquête sur les élections locales. O Min-seok, président du Tribunal central de Séoul, a affirmé que les juges prenaient leurs décisions en toute indépendance, comme le rapporte Yonhap News TV. Cependant, certains députés ont remis en question cette affirmation, soulignant que plusieurs juges siégeant actuellement ont des liens étroits avec le pouvoir exécutif.

De plus, le cas de Lee Hwa-young, ancien vice-gouverneur de la province de Gyeonggi-do, a été évoqué. Son appel de révision, après sa condamnation pour corruption, a suscité des débats sur la nécessité de garantir un procès équitable et transparent, selon MediaPen. Les députés ont interrogé les représentants du pouvoir judiciaire sur les raisons du rejet répété des demandes de prolongation de la détention préventive de Lee Hwa-young, remettant ainsi en question l’impartialité de la justice.
Le pouvoir judiciaire fait face à des tensions croissantes
Les débats suscités par ces questions soulignent les tensions croissantes entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire en Corée du Sud. L’issue de la nomination des juges à la Cour suprême et la reprise des procès de Lee Jae-myung seront cruciales pour l’avenir de la démocratie coréenne. Selon les informations rapportées par Koreadaily, les partis politiques s’apprêtent à intensifier leurs efforts pour influencer ces décisions et défendre leurs intérêts respectifs. La question de l’indépendance de la justice et de la nécessité de garantir un procès équitable reste au cœur des préoccupations de la société civile.
Le président est soumis aux mêmes lois que les citoyens ordinaires.

La suspension des procès est une interprétation excessive de l’article 84 de la Constitution.
Il est impératif de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire et un procès équitable pour tous les citoyens.
La prochaine étape sera de déterminer si le président acceptera de reconsidérer sa position concernant les nominations à la Cour suprême. La tension politique reste palpable, et l’avenir du pouvoir judiciaire en Corée du Sud est incertain.
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