L’armée colombienne tue dix membres de l’ELN dans le Cauca

Dix membres du groupe armé ELN, dont deux hauts responsables, ont été tués le 22 octobre 2026 lors d’un bombardement de l’armée colombienne dans une zone rurale de El Tambo, dans le département du Cauca, selon les autorités du pays.

L’offensive aérienne menée à El Tambo et le bilan officiel

Le président colombien a révélé dans une vidéo qu’il avait personnellement autorisé la frappe à une heure du matin en s’entretenant avec le ministre de la Défense, le général Eduardo Mora.

Alors que les premiers bilans des médias locaux et de la présidence évoquaient initialement huit ou neuf morts, le décompte officiel final a été établi à dix rebelles abattus après les vérifications sur place. Des sources comme CW+ Noticias ont toutefois rappelé que les premiers signalements situaient parfois l’action dans un secteur limitrophe entre le Cauca et le département de Nariño.

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Sur place, l’infanterie a découvert un campement en planches de bois et tôles métalliques doté d’un petit patio de repos et capable d’abriter environ vingt-cinq personnes. L’intervention a également permis la saisie de sept fusils d’assaut, d’une pistolet, de deux grenades, de trois ordinateurs portables, de huit téléphones portables, de dix clés USB et d’un dispositif de navigation GPS.

Les figures ciblées au sein de la hiérarchie du Front de Guerra Suroccidental

Le raid aérien visait directement les structures de commandement de l’Armée de libération nationale (ELN) dans le Pacifique colombien.

Parmi les personnes tuées figure Neftalí Riascos Alegría, également orthographié Neftalí Riasco Alegría, connu sous les pseudonymes de alias Marcos Pacífico, identifié par les renseignements comme le chef militaire du Front de Guerra Suroccidental et le commandant du front José María Becerra. Le président de la République a précisé que son identité demeurait en attente d’une confirmation par empreintes digitales.

L'armée colombienne tue dix membres de l'ELN dans le Cauca
Photo : Infobae

Les rapports officiels indiquent que le dirigeant rebelle cumulait des décennies d’activités armées — trente-cinq années de trajectoire criminelle selon certains dossiers d’intelligence et vingt-quatre années selon d’autres sources.

Un autre haut responsable de la structure a également perdu la vie dans le bombardement aux côtés d’une femme identifiée comme alias La India, membre de l’entourage proche.

Il est désigné par les alias d’Ochenta et Murillo.

Il est présenté tour à tour comme le troisième du front José María Becerra ou chef de la sécurité.

Abelardo de la Espriella a déclaré : « Ce criminel était le deuxième commandant et responsable militaire du Front de Guerra Suroccidental de l’ELN, chef suprême du Front José María Becerra et responsable de la direction de trois fronts narcoterroristes opérant à Cauca, Nariño et Valle del Cauca », selon DW.

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Photo : Publimetro Colombia

Le renseignement et les antécédents opérationnels de la cible principale

La localisation du campement a nécessité un travail de surveillance prolongé combinant des observations aériennes et l’exploitation de données issues de récentes captures de réseaux urbains dans la région.

Les agences de renseignement ont également bénéficié d’un appui technologique des États-Unis. Cet appui inclut des aéronefs sans pilote. Il comprend aussi un suivi électronique en temps real coordonné par la police, pour consigner les horaires de repos et de repas du chef rebelle dans la vereda San Juan.

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Le parcours de l’ancien chef militaire comprenait de nombreux antécédents judiciaires et opérationnels documentés par les autorités, notamment son implication présumée dans plus de 126 actions terroristes ou plus de 62 homicides, ainsi que des accusations de reclutement de mineurs.

Il figurait au premier plan des enquêtes sur un attentat à l’explosif commis le 7 janvier 2022 contre un véhicule de l’Esmad à Puerto Rellena à Cali, blessant treize policiers, ainsi que sur des actions de milices urbaines menées lors des manifestations de 2022.

La stratégie gouvernementale de sécurité et les questions humanitaires persistantes

Cette action militaire s’inscrit dans le cadre d’une série d’interventions aériennes ordonnées par l’exécutif depuis le début de son mandat face aux groupes armés illégaux.

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Photo : Ke se dice

Le chef de l’État a rappelé la détermination de son administration à poursuivre la pression sur les réseaux criminels impliqués dans les activités de narcotrafic et la minería ilegale dans le sud du pays.

Toutefois, la reprise de ces offensives aériennes suscite des interrogations de la part d’observateurs et de responsables politiques concernant la protection des mineurs et les risques liés au recrutement forcé au sein des camps rebelles, d’autant que des signalements préliminaires non clarifiés évoquaient la présence ou la récupération d’un mineur sur les lieux.

Les autorités judiciaires poursuivent les examens forenses, incluant l’identification décadactyle de l’ensemble des dépouilles pour confirmer définitivement les identités des personnes neutralisées le 22 octobre 2026.

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