L’alliance INDIA a prévu une manifestation d’envergure à Delhi le 1er novembre pour exiger la démission du chef de la commission électorale, Gyanesh Kumar, et contester le révisionnisme des listes électorales. Un responsable du Congrès annonce une participation massive tandis que la police de Delhi pose des conditions strictes.
La mobilisation de l’alliance INDIA au Ramlila Maidan et les objectifs de la manifestation
Prévue pour le 1er novembre au Ramlila Maidan à Delhi, la manifestation de l’alliance INDIA vise directement le chef de la commission électorale, Gyanesh Kumar, dont les opposants exigent la destitution immédiate. Les partis d’opposition protestent également contre le processus de révision spéciale et intensive des listes électorales, désigné sous le sigle SIR. Selon Rajendra Pal Gautam, responsable du Congrès pour l’Uttar Pradesh, l’événement mobilisera des foules considérables venues de tout le pays à leurs propres frais.
Rajendra Pal Gautam a déclaré selon News18 Tamil et ANI que plus d’un million de personnes sont attendues à ce rassemblement, qu’elles viennent de leur propre motivation, à leurs frais et avec un enthousiasme immense.

Le dirigeant politique a précisé que la participation s’annonce diverse, rassemblant des étudiants, des agriculteurs, des jeunes et des femmes. Plus de 50 000 invitations ont été diffusées par la seule section du Congrès de l’Uttar Pradesh, tandis que d’autres formations de l’alliance doivent grossir les rangs. Les organisateurs estiment ainsi qu’un million de personnes pourraient converger vers la capitale pour défendre ce qu’ils qualifient de sauvegarde de la démocratie et de la Constitution.
Le ralliement de la Cockroach Janata Party et les accusations de vol de votes
Dans un tournant politique notable, la Cockroach Janata Party a officiellement apporté son soutien à cette mobilisation de l’opposition, unissant pour la première fois ses efforts à ceux de l’alliance menée par le Congrès contre le chef de la commission électorale. Abhiijeet Dipke, dirigeant de cette formation, a motivé cet engagement par un rejet net des méthodes actuelles de gestion électorale, estimant que l’État ne doit pas choisir ses électeurs.
Abhijeet Dipke a affirmé selon Oneindia Tamil que rien n’est plus grand que la nation.
Ce rapprochement intervient alors que le président du Congrès, Mallikarjun Kharge, accuse le gouvernement de Narendra Modi de protéger Gyanesh Kumar face aux révélations de vol de votes. Dans une publication sur les réseaux sociaux, Kharge a affirmé que l’administration refuse de rendre public le logiciel d’inscription sous prétexte de secret commercial, masquant ainsi des irrégularités massives. À titre d’exemple, il a cité des anomalies relevées dans la circonscription de Pilibhit en Uttar Pradesh, où des milliers de dossiers de vote présentent des incohérences.
Les restrictions imposées par la police et le litige avec les milieux d’affaires
La police de Delhi a accordé son aval pour le rassemblement du 1er novembre au Ramlila Maidan, en encadrant l’événement de dix conditions strictes. L’autorisation couvre un créneau horaire allant de 10 heures à 17 heures, tout en interdisant formellement tout défilé de rue et toute installation de nuit sur le site. Les autorités ont prévu un dispositif de sécurité d’envergure, mobilisant environ 3 500 agents, l’installation de plus de 200 caméras de surveillance à haute définition, ainsi qu’un découpage du terrain en 14 zones distinctes sous surveillance rapprochée.
Cette planification se heurte toutefois aux protestations des milieux d’affaires locaux. Une organisation représentant les commerçants a adressé un appel pressant au dirigeant de l’opposition Rahul Gandhi pour réclamer un report de la manifestation après la période des fêtes de Diwali, affirmant que les restrictions de circulation et la fermeture des services de métro risquent d’entraîner une perte de chiffre d’affaires considérable s’élevant à des milliards de roupies. En réponse, Rahul Gandhi a rejeté la responsabilité sur le gouvernement en place.
Rahul Gandhi a déclaré selon Nakkheeran que 10 lakh personnes se rassembleront à Delhi le 1er novembre.
L’homme politique a rétorqué que les perturbations économiques résultent des décisions gouvernementales et que les protestations ne cesseront que lorsque le pouvoir répondra aux exigences de l’opposition. Parallèlement, l’exécutif national et le parti au pouvoir s’organisent : le ministre de l’Intérieur Amit Shah a réuni les cadres dirigeants de son parti au siège national pour définir une stratégie de communication et contrer les arguments de l’opposition sur tous les fronts médiatiques.
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