Jeudi 29 octobre 2026, environ dix missiles balistiques à courte portée ont été tirés par la Corée du Nord en direction de la mer du Japon. L’état-major interarmées sud-coréen a détecté ces lancements depuis la région de Wonsan, marquant une nouvelle escalade militaire dans la péninsule.
Une dizaine de missiles balistiques tirés depuis Wonsan
Les forces armées de Séoul ont détecté les tirs vers 12h30 locales, soit 03h30 à Paris, le jeudi 29 octobre 2026. L’état-major interarmées sud-coréen a précisé qu’une dizaine de projectiles de courte portée avaient quitté la région côtière de Wonsan pour s’abîmer en mer de l’Est, également appelée mer du Japon.
Le ministère de la Défense à Séoul avait d’abord évoqué un projectile non identifié avant de confirmer l’ampleur de la salve. De son côté, la garde côtière du Japon a immédiatement exhorté les navires naviguant dans la zone à faire preuve de la plus grande vigilance.
Cet épisode fait suite à une série de tests menés plus tôt dans le mois par Pyongyang. Le régime nord-coréen avait notamment testé un missile balistique tactique le 12 octobre depuis la région de Pyongyang, un essai qualifié de grand succès par l’Agence centrale de presse nord-coréenne pour mettre à jour un composant clé de ses armements. Alors que la portée des missiles balistiques de portée moyenne varie de 1.000 à 3.000 km, les engins balistiques à courte portée peuvent quant à eux parcourir une distance située entre 300 et 1.000 km.

Tensions accrues autour de la zone démilitarisée et de l’armistice
Ce nouveau tir survient dans un climat particulièrement tendu, marqué par une multiplication des incidents le long de la frontière intercoréenne. En septembre, trois soldats sud-coréens ont été blessés par l’explosion de deux mines dans la Zone démilitarisée. Une enquête conjointe menée par Séoul et l’ONU au début d’octobre a conclu que ces engins avaient été posés par le Nord plus d’un an auparavant, une accusation rejetée en bloc par Pyongyang.
Séoul a dénoncé une violation manifeste de l’accord d’armistice de 1953 qui a mis fin aux combats de la guerre de Corée sans aboutir à un véritable traité de paix. Faute d’avoir conclu un traité de paix, les deux Corées demeurent sur un plan purement technique en situation de guerre, leur affrontement de 1950-1953 s’étant soldé par un simple armistice. Quelques jours avant ces tirs en série, le gouvernement sud-coréen avait proposé à son voisin des pourparlers militaires sur le tracé exact de la ligne de démarcation.
En réponse, la Corée du Nord a déployé de nouvelles unités de tir à la frontière, relancé sa propagande par haut-parleurs et diversifié ses essais technologiques, incluant des torpilles de précision guidées par intelligence artificielle et des missiles hypersoniques capables de modifier leur trajectoire à basse altitude.
Perspectives diplomatiques à l’approche du sommet de l’APEC
Ces démonstrations de force interviennent à l’approche du sommet de l’APEC prévu à la mi-novembre à Shenzhen, en Chine.

Face à ces mouvements répétés, l’armée sud-coréenne maintient son dispositif de surveillance renforcé, prête à faire face à toute nouvelle provocation le long de ses côtes orientales. L’institution militaire a précisé que Séoul et les États-Unis conservaient une solide posture de défense combinée, tout en affirmant leur pleine capacité à repérer et intercepter les récents lancements de missiles nord-coréens.
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