Un juge fédéral a ordonné à l’administration Trump de répondre à une requête d’urgence déposée par la représentante Joyce Beatty concernant la fermeture indéfinie du John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington, alors que le conflit juridique sur sa gestion et son changement de nom s’intensifie.
Une fermeture contestée et des barrières de chantier érigées autour du mémorial
Les portes du Centre Kennedy sont restées verrouillées, tandis que des équipes sur place ont reçu l’ordre d’ériger des clôtures de sécurité sur le site. Des collaborateurs de la représentante Joyce Beatty, démocrate de l’Ohio et membre d’office du conseil d’administration, ont observé des chariots élévateurs et des grilles qui ressemblaient à ceux utilisés sur les chantiers de construction, selon les informations recueillies par MS NOW. Cette mise en place fait suite à l’annonce d’une fermeture de deux ans pour prétendus travaux de rénovation, une décision prise par la direction installée par l’administration.
Face à cette situation, l’équipe juridique de la parlementaire a immédiatement saisi la justice. Le juge fédéral Christopher Cooper a exigé que l’administration et les autres parties défenderesses répondent à cette motion d’urgence, tout en avertissant qu’une audience pourrait se tenir rapidement pour examiner la légalité de cette fermeture soudaine.
Bataille judiciaire autour du nom présidentiel et des fonds de restauration
La querelle juridique dure depuis l’année dernière, lorsque l’ancien président a pris la tête du conseil d’administration et y a placé ses alliés. Trump et le Centre Mémorial Kennedy pour les Arts de la Scène. Un jugement rendu en mai dernier par le juge Cooper avait toutefois invalidé ce changement de nom, estimant que seul le Congrès disposait de cette prérogative.
Trump. Des documents déposés par le ministère de la Justice défendent la nécessité de ces interventions en soulignant l’état de délabrement du bâtiment. Les avocats du gouvernement ont ainsi mis en avant le rôle de l’administration dans la mobilisation de fonds fédéraux importants.
Selon les écritures de la justice, le centre a bénéficié de 258 millions de dollars de fonds de restauration votés par le Congrès grâce à l’impulsion de l’ex-président et à l’attraction de nouveaux donateurs. Les défenseurs de la mesure préviennent que, sans ces efforts, la structure pourrait devenir dangereuse et nécessiter une démolition pure et simple.
Les arguments de la direction face aux réactions des élus
Howard Lutnick a publiquement défendu le projet de réhabilitation en insistant sur la nécessité des travaux entrepris sur le site culturel national.
Il faudra deux ans pour le rénover, [le président Trump] ne le fait pas pour lui-même. Peut-être qu’il será là pour la grande ouverture, mais à part ça, c’est pour l’Amérique afin de créer la plus grande institution en Amérique. Howard Lutnick, via FOX 5 DC
Il a également insisté sur l’état physique des installations, déclarant que la situation présentait des risques concrets pour la sécurité des visiteurs et du public.
C’est dangereux. N’exagérez pas. C’est dangereux. Regardez, il y a des morceaux de béton qui tombent du plafond dans le garage. Howard Lutnick, via FOX 5 DC
De son côté, Joyce Beatty et ses conseils considèrent ces avertissements comme une manœuvre de pression inacceptable. Les opposants à la gestion actuelle rappellent que la fréquentation et les ventes de billets ont chuté depuis l’arrivée des nouveaux dirigeants, tandis que plusieurs institutions artistiques, telles que l’Orchestre symphonique national et l’Opéra national de Washington, ont dû se relocaliser dans d’autres salles de spectacle de la capitale fédérale.
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