La chanteuse Kelly Clarkson et la boutique new-yorkaise Art of Play s’affrontent publiquement après une visite le samedi 10 octobre 2026 à Brooklyn, où l’artiste affirme avoir été méprisée par un vendeur, tandis que le magasin conteste fermement cette version des faits.
L’incident a rapidement embrasé les réseaux sociaux, transformant une simple excursion shopping en un différend très médiatisé. Connue pour sa franchise, l’ancienne gagnante d’American Idol a partagé son mécontentement en ligne, comparant son accueil à une scène culte du cinéma des années 1990.
Les accusations de Kelly Clarkson contre Art of Play à Brooklyn
Le week-end du 10 octobre 2026, la chanteuse âgée de 44 ans s’est rendue dans le quartier de Brooklyn pour découvrir une boutique de nouveautés et de jeux, fondée par les frères jumeaux Dan et Dave Buck et dotée d’un théâtre de magie attenant. L’expérience a toutefois tourné court selon ses dires, l’amenant à publier un message acerbe sur la plateforme X à l’attention de ses 8,8 millions abonnés.

L’artiste a estimé que le personnel l’avait jugée incapable de s’offrir les articles exposés. Dans ses publications, elle a explicitement fait référence à la comédie romantique Pretty Woman de 1990, dans laquelle le personnage de Vivian Ward se voit refuser le service dans une boutique de luxe de Beverly Hills en raison de son allure.
Kelly Clarkson a déclaré : « Je viens de faire toute la route jusqu’à Brooklyn pour aller voir ce magasin qui me semblait vraiment cool et où j’avais repéré quelques trucs à acheter, et j’ai littéralement été regardée de haut comme si je n’avais pas les moyens, et on m’a dit qu’on pouvait me trouver quelque chose de comparable ».
Furieuse, l’interprète de Because of You a qualifié le vendeur d’idiot
tout en estimant qu’il venait de rater une vente importante. Elle a également ironisé en invitant ses abonnés à se rendre sur place s’ils souhaitaient recevoir le même traitement que le personnage incarné par Julia Roberts, assortissant son message d’un pouce vers le bas.
La réponse de la boutique et l’objet de la discorde
Face à la polémique et à l’afflux massif de critiques sur les plateformes numériques — alors que l’établissement affichait une note de 4,7 étoiles sur Google avant la controverse —, la direction d’Art of Play a publié un long communiqué sur Instagram pour donner sa propre version des faits. Selon le commerce, le malentendu tournerait autour d’un objet bien visible dans le magasin.
La boutique a expliqué que la musicienne s’était enquis de l’achat de « Molly », un automate représentant un oiseau chanteur et danseur qui fait office de pièce maîtresse lors des spectacles de magie organisés dans l’établissement, et dont le mécanisme s’active en tournant une manivelle.

La direction d’Art of Play a expliqué : « Molly est fixée en permanence au mur et n’est pas à vendre ».
Le commerce a exprimé sa surprise face à la réaction de huit millions de personnes n’ayant jamais visité le local, affirmant que son personnel accueille chaleureusement chaque visiteur, qu’il vienne pour acheter ou simplement pour manipuler pendant des heures les puzzles, jeux et jouets mis à disposition sous l’invitation de « pick things up and play ». L’établissement a également remercié les clients locaux qui lui ont apporté leur soutien et a rappelé les paroles de l’un des succès de l’artiste pour souligner sa résilience face à la tempête médiatique. En outre, le Daily Mail a rapporté que la police s’est rendue dans la zone à la suite d’un signalement concernant une personne agitée, bien que le lien direct avec la controverse demeure incertain.
L’escalade du conflit et la contestation des prix
L’explication fournie par le magasin n’a pas calmé l’artiste, qui a immédiatement contre-attaqué sur les réseaux sociaux. Dans de nouvelles publications sur Instagram Stories et X, elle a rejeté l’argument selon lequel l’automate n’était pas disponible à la vente, affirmant qu’une étiquette affichait clairement un tarif de 15 000 dollars à proximité de l’objet.
La chanteuse a précisé qu’un employé lui avait confirmé le montant avant de lui proposer des alternatives moins onéreuses. Dans un communiqué complémentaire diffusé le lundi, Art of Play a précisé que Kelly Clarkson n’était restée qu’environ cinq minutes dans la boutique et que les discussions sur le prix de 15 000 dollars concernaient en réalité un automate différent, tout en ajoutant avoir proposé un autre oiseau mécanique d’un horloger traditionnel allemand estimé à environ 2 000 dollars. Estimant que la boutique modifiait sa version des faits après coup, elle a durci le ton.

Kelly Clarkson a rétorqué : « Donc non seulement vous êtes impoli, mais en plus vous êtes un menteur. C’est bien noté ».
L’affaire a également braqué les projecteurs sur la gestion de la e-réputation des petits commerces face à la portée des célébrités. Tandis que la note globale de l’établissement sur les plateformes d’avis a subi une vague d’évaluations négatives de la part de partisans de la chanteuse, d’autres clients réguliers ont tenu à défendre la courtoisie habituelle des équipes sur place, soulignant le caractère singulier de cet accrochage new-yorkais.
À lire aussi