Indonésie : Le Parlement veut renforcer l’industrie locale des engrais pour réduire sa dépendance aux importations
Jakarta – Le Parlement indonésien a proposé une stratégie audacieuse pour réformer le système d’engrais subventionné du pays : l’investissement massif des actifs d’État dans la société Danantara, acteur clé de l’industrie locale. L’objectif est clair : limiter drastiquement la dépendance aux importations, qui pèse lourdement sur les coûts et la chaîne d’approvisionnement.
Lors d’une réunion de travail conjointe jeudi dernier, les membres du Comité de la responsabilité des finances de l’État (BAKN) ont insisté sur le rôle central que Danantara pourrait jouer dans l’amélioration de l’efficacité et de l’abordabilité de la production d’engrais à long terme. Le vice-président du BAKN, Herman Khaeron, a souligné l’urgence d’investir dans la construction et la modernisation des usines d’engrais nationales.
Actuellement,60% des composants nécessaires à la production d’engrais en Indonésie sont importés,une situation jugée inacceptable par les législateurs. Cette forte dépendance aux importations engendre des coûts élevés et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, impactant directement les agriculteurs et le budget de l’État.
“Réduire ce pourcentage est essentiel pour rendre la distribution des engrais plus abordable et diminuer notre dépendance aux importations coûteuses”, a déclaré Khaeron.
Cette proposition intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la sécurité alimentaire et la nécessité de renforcer l’autonomie de l’Indonésie dans le secteur agricole. Le nouveau programme de subventions envisagé vise à garantir des prix justes pour les agriculteurs tout en assurant un approvisionnement stable et fiable en engrais.
L’investissement dans Danantara, via le Fonds d’actifs de l’État, pourrait marquer un tournant dans la politique agricole indonésienne, ouvrant la voie à une industrie des engrais plus résiliente et compétitive.
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