Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a parcouru 47 373 miles au cours des trois premières semaines de la Coupe du Monde 2026. Malgré des critiques récurrentes sur sa gestion et des enquêtes passées sur sa conduite, le dirigeant maintient une présence constante sur le terrain à travers les trois pays hôtes.
Un marathon aérien à travers l’Amérique du Nord
Depuis le début de la Coupe du Monde 2026, Gianni Infantino a multiplié les déplacements à bord de son jet privé, cherchant à incarner sa mission de « vivre le football et unir le monde ». Son objectif initial était d’assister à deux matchs par jour, une cadence qu’il n’a pas pu tenir intégralement malgré une présence remarquée au Canada, au Mexique et aux États-Unis.

Le périple a débuté avant même le coup d’envoi officiel, Infantino ayant été aperçu en train de peindre les lignes sur la pelouse du stade de New York/New Jersey, site de la finale prévue le 19 juillet. Le 11 juin, il était présent au stade Azteca de Mexico pour la cérémonie d’ouverture et la victoire du Mexique contre l’Afrique du Sud. Son voyage l’a ensuite conduit à Guadalajara, Los Angeles, dans la région de la baie de San Francisco et à Vancouver, où il a enchaîné les rencontres officielles et les apparitions publiques, notamment aux côtés du chanteur Justin Bieber à Los Angeles.
Les controverses passées et la gouvernance de la FIFA
Si la visibilité de Gianni Infantino est maximale durant ce tournoi, sa présidence reste marquée par un historique de critiques. Selon Wikipedia, Infantino a été nommé dans les « Panama Papers » peu après son élection en 2016, en raison de la co-signature d’un contrat de droits télévisés avec une société liée à des personnes inculpées dans l’enquête américaine sur la corruption à la FIFA. Bien que le comité d’éthique de la FIFA ait ouvert une enquête à ce sujet en juillet 2016, celle-ci a conclu à l’absence de violation du code d’éthique.
Par ailleurs, le dirigeant a fait l’objet d’une affaire prolongée en Suisse concernant des rencontres non divulguées avec l’ancien procureur général Michael Lauber et le procureur du Valais, Rinaldo Arnold, alors qu’une enquête sur la corruption dans le football international était en cours. Toutes les investigations menées par les autorités suisses et le comité d’éthique de la FIFA sur sa conduite personnelle ont été closes sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.
Positions publiques et relations internationales
La gestion d’Infantino est régulièrement scrutée pour ses liens avec des États accusés de violations des droits humains. Il a notamment accepté la médaille de l’Ordre de l’Amitié remise par Vladimir Poutine en 2019, suite à la Coupe du Monde 2018. En 2017, il avait toutefois critiqué le décret migratoire des États-Unis visant plusieurs nations à majorité musulmane, affirmant que l’accès au territoire pour les équipes et les supporters était une condition indispensable à la tenue d’une Coupe du Monde.
Alors que le tournoi 2026 se poursuit, Infantino continue de défendre ses chiffres d’affluence face aux critiques signalant des stades qui ne font pas toujours le plein. Sa stratégie reste centrée sur une omniprésence physique, soulignant sa volonté de rester au cœur des opérations alors que l’organisation qu’il dirige fait face à des défis logistiques et diplomatiques constants.
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