Le bilan du double séisme ayant frappé le Venezuela le 24 juin s’élève désormais à 4 333 morts, a confirmé samedi le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez. Alors que les opérations de secours se poursuivent, le gouvernement justifie le rythme lent du déblaiement par l’espoir de retrouver des survivants sous les décombres.
Bilan humain et identification des victimes
Le dernier bilan officiel, communiqué par le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, fait état de 4 333 décès confirmés suite aux deux secousses de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont ébranlé le pays le 24 juin dernier. Si le nombre de blessés reste stable à 16 740, la gestion des corps non identifiés représente un défi logistique majeur pour les autorités.

Selon les précisions apportées par Rodríguez, 315 personnes n’ont pas encore pu être identifiées, ce qui représente environ 7 % du total des victimes. Ce chiffre s’explique par l’impossibilité de réaliser une reconnaissance visuelle, d’extraire des empreintes digitales exploitables ou de croiser les données avec des bases d’identification existantes.
“A cada una de estas personas se le tomó una impresión fotográfica de su dentadura, a cada una de estas personas fallecidas se le tomó cuando se podía una huella dactilar, pero también se le tomó una muestra de piel para tomarle muestra del ADN al ser querido que venga a buscarlo para identificar y entregárselo.”
Pour faire face à cette situation, le gouvernement a réfuté l’utilisation de fosses communes.
La gestion des disparus : entre réalité et spéculations
Jorge Rodríguez a défendu la transparence du gouvernement en affirmant que seules les données relatives aux décès confirmés constituent une certitude absolue. Nosotros no podemos manejarnos en base a especulaciones, sino que tenemos que manejarnos en base a la realidad
, a-t-il insisté lors de sa conférence de presse.
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Opérations de secours et réhabilitation dans l’État de La Guaira
L’État de La Guaira demeure l’épicentre des efforts de secours. Selon les données communiquées par les autorités, plus de 18 000 personnes sont actuellement logées dans 94 campements temporaires. La lenteur du déblaiement, souvent critiquée, est présentée par le pouvoir comme une mesure de protection indispensable pour les survivants potentiels.

“Esta etapa (de remoción de escombros) tiene que ser de manera lenta porque si se hace de manera abrupta y se meten máquinas de gran calado y se mueven grandes cantidades, no sabemos si podemos llevarnos una vida humana en ese proceso y por otra parte los familiares quieren rescatar los cuerpos de los familiares que fallecieron.”
En parallèle, le gouvernement a annoncé le déploiement de plus de 30 000 militaires et volontaires pour assurer la distribution de nourriture et d’eau potable. Le plan de reconstruction prévoit déjà l’utilisation de 40 terrains dans des zones jugées plus sûres, éloignées de la côte, pour reloger les familles sinistrées dans le cadre du programme social Misión Vivienda
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