Israël : L’économie se redresse après la trêve à Gaza, mais les tensions régionales persistent
Jérusalem – L’économie israélienne devrait connaître une reprise après la mise en place d’une trêve dans la bande de Gaza, mais les risques liés à une nouvelle escalade des conflits régionaux demeurent une préoccupation majeure pour sa croissance future, a averti jeudi le Fonds Monétaire International (FMI).
Dans son rapport initial sur l’économie israélienne, le FMI souligne la « résilience remarquable » de l’économie du pays. L’activité économique s’est accélérée depuis la trêve, et les prévisions tablent sur une amélioration de la croissance à court terme. Cependant, cette perspective positive est assombrie par la possibilité d’une reprise des tensions régionales, notamment en raison des récents développements concernant l’Iran.
La trêve entre Israël et le Hamas, bien que fragile depuis sa mise en œuvre en octobre, a mis fin à deux ans de conflit déclenchés par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Ce conflit a coûté à l’économie israélienne environ 250 milliards de shekels (environ 80 milliards de dollars).
Le FMI met en garde contre les conséquences durables du conflit : des dépenses de défense élevées, une prime de risque accrue et une pénurie de main-d’œuvre due à la mobilisation militaire prolongée et à la diminution du nombre de travailleurs non israéliens. Ces facteurs, combinés aux défis structurels de longue date, tels que le faible taux de participation au marché du travail de certains groupes (communautés ultra-orthodoxes et arabes israéliennes), pourraient peser sur les perspectives économiques à moyen terme.
Malgré ces défis, le FMI prévoit une croissance de 4,8 % pour l’économie israélienne en 2026, après une croissance estimée à 2,9 % en 2025. Cette amélioration serait stimulée par une reprise de la consommation privée, un rebond des investissements et une diminution des dépenses publiques. Ce pronostic est légèrement inférieur aux prévisions de la Banque d’Israël, qui table sur une croissance de 5,2 % en 2026.
À plus long terme, le FMI anticipe une croissance annuelle d’environ 3,5 %, inférieure aux 4 % observés avant le conflit, en raison des effets persistants de la guerre, notamment les dépenses de défense accrues, la mobilisation continue, une prime de risque plus élevée et une disponibilité réduite de la main-d’œuvre non israélienne.
Le FMI a également appelé le gouvernement israélien à prendre des mesures supplémentaires pour réduire la dette publique, qui a fortement augmenté pendant la guerre, tout en veillant à maintenir des dépenses civiles adéquates.
Le rapport du FMI a été présenté au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et au gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron. Un rapport annuel plus détaillé sera publié ultérieurement.
Smotrich a salué les prévisions du FMI, les attribuant à la « force de l’économie » et aux « politiques fiscales et monétaires responsables » menées au cours des trois dernières années. Il a promis de poursuivre une politique budgétaire prudente, de maintenir la stabilité et de promouvoir des réformes visant à encourager l’emploi, la croissance et la concurrence.
Les tensions régionales, exacerbées par la répression violente des protestations en Iran et par les menaces de frappes américaines contre l’Iran, constituent une source d’inquiétude majeure. L’Iran a averti qu’il riposterait en ciblant Israël et les bases américaines dans la région en cas d’attaque américaine.
[Image d’une voiture détruite à Gaza City, avec la légende : “Des Palestiniens examinent une voiture détruite après une frappe israélienne à Gaza City, le 13 décembre 2025, qui a tué un commandant du Hamas, Raed Saad. (AP/Jehad Alshrafi)”]
La situation économique israélienne reste donc étroitement liée à l’évolution de la situation géopolitique régionale. La capacité du gouvernement à gérer les défis économiques internes et à naviguer dans un environnement régional instable sera déterminante pour assurer une croissance durable à long terme.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube analysant l’impact économique du conflit israélo-palestinien]
[Intégration potentielle d’un post Instagram illustrant les conséquences du conflit sur la vie quotidienne des Israéliens]
[Intégration potentielle d’un tweet d’un expert économique commentant le rapport du FMI]
