Israël et le Liban divisés sur le retrait militaire à Rome

À l’issue de discussions indirectes à Rome le 5 août 2026, Israël et le Liban restent profondément divisés sur le désarmement du Hezbollah et le retrait militaire du sud du pays, selon les informations confirmées par un haut responsable libanais et des sources diplomatiques.

Les négociations parrainées par les États-Unis dans la capitale italienne n’ont pas permis d’avancer sur le calendrier des retraits israéliens. Alors qu’une deuxième journée de pourparlers s’est achevée de manière anticipée le 5 août 2026, la position des deux délégations diverge sur la chronologie et sur le contrôle des zones frontalières stratégiques, d’après les détails communiqués à l’agence Anadolu et relayés par Al Jazeera.

Points de friction sur le désarmement et la zone stratégique d’Ali Taher

Le point central des désaccords concerne le site stratégique d’Ali Taher, près de Nabatieh, où Israël affirme qu’un centre de commandement du Hezbollah et des infrastructures souterraines d’armes sont dissimulés. Israël réclame que l’armée libanaise sécurise la zone et démantèle ces équipements dans le cadre de « zones pilotes ».

Israël et le Liban divisés sur le retrait militaire à Rome
Photo: Businessupturn

Cependant, Beyrouth rétorque qu’aucune unité militaire israélienne n’occupe actuellement le site pour justifier un remplacement immédiat. Pour la première fois au cours de ces pourparlers, la délégation israélienne a toutefois accepté de dissocier la question du désarmement du Hezbollah de celle du dossier frontalier, d’après le responsable libanais interrogé par la presse. Le Liban a de son côté proposé que les prochaines zones pilotes s’établissent à Khiam ou à Bint Jbeil.

Suspension de discussions et regain de violences sur le terrain

Les pourparlers à Rome ont connu une interruption temporaire le 5 août 2026, la délégation israélienne ayant demandé à clore la session trois heures plus tôt que prévu. Un participant aux négociations a indiqué à l’AFP que le chef de la délégation israélienne, l’ambassadeur américain Yechiel Leiter, a attribué cette décision à des fuites jugées trompeuses par la partie libanaise. Les discussions doivent toutefois reprendre le lendemain, comme l’a précisé Businessupturn.

ISRAEL-LEBANON TALKS LIVE | IDF Withdrawal Deal? Rome Summit To Decide Hezbollah's Fate | World News

Ce climat diplomatique tendu s’accompagne d’une recrudescence des hostilités dans le sud du Liban. L’armée israélienne a annoncé la mort de deux réservistes, le major Harel Birenstock, 34 ans, et le sergent-chef Tamir Vaknin, 33 ans, tués au combat le 5 août 2026. Il s’agit des premiers décès militaires israéliens enregistrés dans la région depuis le 28 juin, selon l’Agence France-Presse rapportée par Bssnews.

Israël et le Liban divisés sur le retrait militaire à Rome
Photo: Nbcnews

En réponse à une violation flagrante du cessez-le-feu par l’organisation terroriste du Hezbollah, l’armée israélienne a commencé à mener des frappes précises dans le sud du Liban. Porte-parole de l’armée israélienne, via Bssnews

Simultanément, l’armée a émis un ordre d’évacuation à l’attention des habitants de Mansouri, sommant la population de se diriger vers le nord. Les autorités libanaises font état d’au moins un mort et de onze blessés dans une frappe distincte menée dans la zone.

L’impact diplomatique de la position iranienne et l’absence du Hezbollah

Pendant que les diplomates se réunissaient en Europe, Téhéran a pris des mesures d’envergure. L’Iran a suspendu ses négociations de haut niveau avec les États-Unis pour protester contre l’intensification de l’offensive israélienne au Liban, d’après les informations de l’agence Tasnim reprises par Nbcnews.

Israël et le Liban divisés sur le retrait militaire à Rome
Photo: Bssnews

Le président de le Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé d’une riposte de son pays si les attaques au Liban se poursuivaient, tandis que le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que les États-Unis portent une responsabilité directe dans la situation.

Alors que l’agence humanitaire des Nations unies signalait récemment un retour partiel de plus de 800 000 déplacés internes à la faveur d’un calme précaire, la reprise des bombardements et les exigences de sécurité inconciliables compliquent l’application du cadre de paix négocié sous l’égide de Washington.

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