La justice néerlandaise a prononcé des peines de prison et de travail d’intérêt général à l’encontre de deux hommes impliqués dans l’agression violente d’une femme sur une piste cyclable de Bois-le-Duc.
Une agression violente sur une piste cyclable à Bois-le-Duc
Les faits se sont déroulés le 14 juin sur la Rietveldenweg à ’s-Hertogenbosch, plus connue sous le nom de Bois-le-Duc. Deux habitants du village voisin d’Engelen, âgés de 41 et 43 ans, ont pris à partie une femme d’une trentaine d’années qui circulait à vélo. Selon les éléments examinés par le tribunal, les agresseurs ont bloqué la route avec leur pick-up au milieu du chemin avant de descendre du véhicule. Le slachtoffer de rond de la trentaine a été ciblée sur ce fietspad, klemgereden par cette noire pick-up truck.
L’enquête et les images de vidéosurveillance ont montré que le conducteur, identifié comme Jeremy van L. (41), l’a tirée de sa bicyclette avant de la projeter au sol. Il l’a ensuite frappée à coups de pied au niveau du torse et de la tête avec une grande violence, le tout constaté par la justesse sur la base d’un film de un peu plus d’une minute. Pendant ce temps, le passager du véhicule, Freek Q. (43), s’est laissé aller après les coups de pied en l’aspergeant avec une rode markeerspray et en prenant encore une photo de la victime en détresse, tandis que le conducteur a encore marché un petit bout en criant derrière la femme alors qu’elle s’enfuyait.
Le climat tendu autour du projet de centre pour demandeurs d’asile à Engelen
Cette agression s’inscrit dans un climat de vive agitation qui régnait dans la commune depuis plusieurs mois. Les gemoederen in Engelen liepen deze zomer hoog op vanwege de mogelijke komst van een asielopvang voor vijftig jonge asielzoekers op het bedrijventerrein bij het dorp. Les manifestations pour et surtout contre ont plus d’une fois dégénéré. Les prévenus ont affirmé qu’ils rentraient d’un chantier (na een werkklus) ce matin-là et qu’ils ne sont pas partis pour faire de la violence au slachtoffer, mais qu’ils voulaient l’interpeller car elle saboterait les protestations en détruisant ou maculant des drapeaux et des panneaux de protestation.

Les deux hommes ont exprimé leurs remords (spijt) devant le tribunal correctionnel et ont reconnu leurs actes, expliquant qu’ils ne comprenaient pas ce qui les avait possédés ce jour-là. Freek Q. a passé quatre jours en détention provisoire (voorarrest), tandis que Jeremy van L. a déjà passé 35 jours en cellule. Les avocats de la défense ont soutenu que le contexte était différent de celui présenté par le procureur, affirmant qu’ils avaient rencontré le slachtoffer par hasard après un travail et qu’ils n’étaient pas partis en mission pour commettre des violences.
“Het had nooit mogen gebeuren.”
Jeremy van L., prévenu
La décision du tribunal et les peines prononcées
Le parquet (Openbaar Ministerie) avait qualifié la violence de “buitensporig” et de “gerichte actie”. La juge a mis l’accent sur les conséquences des violences commises, non seulement pour la victime, mais aussi pour la société, soulignant que le risque de violence fait que les gens ont peur de s’exprimer, les rendant craintifs et réduits au silence (monddood). Les peines prononcées se sont révélées plus basses que les réquisitions du ministère public.
| Prévenu | Rôle dans l’agression | Peine prononcée |
|---|---|---|
| Jeremy van L. (41 ans) | A conduit le pick-up, projeté la victime au sol et l’a frappée deux fois et sur le haut du corps et la tête. | 36 jours de prison (dont la détention préventive), une peine de travail de 120 heures, ainsi qu’une peine de prison conditionnelle de deux mois, lui permettant d’être libéré le mardi suivant. |
| Freek Q. (43 ans) | A aspergé la victime d’une substance colorante rouge dans le visage. | 240 heures de travail d’intérêt général, dont 80 heures avec sursis, après avoir passé quatre jours en détention suite à son arrestation le 4 août. |
Le tribunal a estimé que l’impact de ces violences dépasse le cadre d’un simple différend personnel, touchant l’ensemble de la société. Les deux verdachten ont exprimé leurs regrets quant à ces incidents survenus dans le contexte de la fikse onrust régnant à Engelen concernant l’emplacement prévu pour l’accueil de cinquante mineurs demandeurs d’asile.
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