Le 31 mai 2026, l’armée israélienne a annoncé la prise de contrôle de la citadelle historique de Beaufort (Qalaat al-Shaqif) dans le sud du Liban. Cette opération, dirigée par la brigade Golani, marque une escalade significative des combats au-delà du fleuve Litani, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahou qualifie cette progression de « tournant décisif » dans la guerre contre le Hezbollah.
Une symbolique historique au cœur de la stratégie militaire
La prise de la forteresse de Beaufort, une structure vieille de 900 ans surplombant le fleuve Litani et la plaine de Marjayoun, revêt une importance qui dépasse le cadre tactique. Pour les autorités israéliennes, ce site est chargé d’une mémoire douloureuse et stratégique, ayant servi de base avancée durant les deux décennies d’occupation du sud du Liban, achevées en 2000.
Selon les informations rapportées par la BBC en arabe, le ministre israélien de la Défense, Yisrael Katz, a souligné le poids historique de cet événement en rappelant la bataille de Beaufort survenue en 1982. Le retour des troupes sur ce sommet, 44 ans plus tard, est présenté par le gouvernement comme une démonstration de force.
Après 44 ans depuis la bataille héroïque de Beaufort… les combattants de Tsahal, menés par la brigade Golani, sont revenus au sommet de Beaufort et ont hissé à nouveau le drapeau israélien et le drapeau de Golani.
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Yisrael Katz, ministre israélien de la Défense, via la BBC
Cette position géographique offre une vue dominante sur le sud du Liban, incluant la vallée de Salouqi et le fleuve Litani, des zones cruciales pour les opérations actuelles. Comme l’a précisé la BBC, la citadelle bénéficie d’une protection renforcée par l’UNESCO depuis 2024, une désignation qui contraste violemment avec les risques de dommages liés aux hostilités en cours.
L’extension des opérations au-delà du Litani
Israël annonce avoir capturé la forteresse de Beaufort au Liban
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a confirmé que l’armée israélienne a reçu l’ordre d’étendre ses opérations terrestres au-delà du fleuve Litani. Dans une déclaration filmée, le dirigeant a affirmé que les troupes opèrent désormais avec une détermination accrue sur plusieurs fronts, incluant la Syrie, Gaza et le Liban.
D’après les détails fournis par Sky News Arabia, Netanyahou a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes revenus à la citadelle de Beaufort d’une manière différente, nous sommes revenus unis, déterminés et plus forts que jamais ». Il a ajouté que la sécurisation du nord d’Israël exigerait encore du temps, tout en revendiquant l’élimination de près de 8 000 combattants du Hezbollah depuis le début du conflit, dont 700 au cours du seul mois écoulé.
Sur le terrain, la porte-parole de l’armée, Ella Waweya, a précisé via la plateforme X que cette manœuvre vise à démanteler les infrastructures du Hezbollah et à éliminer les menaces directes pesant sur les localités de la Galilée, telles que Metula.
Tensions diplomatiques et bilan des affrontements
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Malgré l’intensification des combats, des efforts diplomatiques sous parrainage américain se poursuivent dans l’espoir de stabiliser un cessez-le-feu précaire. Cependant, la réalité du terrain, rapportée par Youm7, montre une situation explosive : l’armée israélienne a mené des frappes sur des infrastructures situées à Tyr et dans plusieurs autres localités du sud du Liban, tout en interceptant des projectiles tirés vers la Haute-Galilée.
Le gouvernement libanais, par la voix de son ministre de la Culture, Ghassan Salameh, a exprimé une vive inquiétude quant à la préservation du patrimoine national. Il a mis en garde contre le « risque sérieux » que font peser les raids aériens sur des sites archéologiques majeurs, citant spécifiquement le cas de Beaufort.
À ce stade, aucune information ne confirme de victimes immédiates suite aux échanges de tirs récents, mais la multiplication des fronts et l’occupation de zones stratégiques renforcent les craintes d’une déstabilisation régionale durable. Alors que la communauté internationale appelle à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, le gouvernement israélien maintient sa position : les forces resteront positionnées à Beaufort en tant qu’élément constitutif d’une nouvelle zone de sécurité, visant à sanctuariser la frontière nord.