L’Iran a soumis une proposition aux États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz en sept jours, conditionnant le passage stratégique à la fin des hostilités et au dégel d’avoirs financiers, selon des déclarations formulées en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Téhéran présente un plan en sept jours à New York
L’offre formulée par Téhéran a été officialisée par le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, lors de son déplacement à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Le ministre a transmis ses conditions à l’émissaire américain Steve Witkoff pour lever le blocage de cette voie maritime.
Ce blocage paralyse le commerce international et perturbe durablement le marché du pétrole depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Selon les détails rapportés par la presse internationale, le mécanisme prévoit une suspension totale de tous les combats dans la région pendant une semaine, incluant explicitement le front au Liban. Les exigences iraniennes comprennent également la restitution d’avoirs gelés estimés à au moins 12 milliards de dollars, l’arrêt des sanctions pesant sur le brut iranien ainsi que la cessation du blocus naval américain. Ce n’est qu’au terme de ce cycle de sept jours de respect mutuel que les autorités rouvriraient le passage maritime.

Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan. Les mesures que les États-Unis doivent prendre ne sont pas nouvelles. Elles figurent déjà toutes dans le protocole d’accord.
Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de l’Iran, via Rfi
L’interprétation du protocole d’accord de juin divise
Le différend entre Washington et Téhéran s’enracine dans les divergences d’interprétation d’un protocole d’accord signé en juin par les présidents des deux nations. Cet accord prévoyait initialement la fin des hostilités, la réouverture du détroit d’Ormuz et l’ouverture de discussions sur le dossier nucléaire.
Cependant, l’absence de consensus sur la chronologie exacte des mesures a ravivé les hostilités de part et d’autre.
À Téhéran, les responsables politiques soulignent que la priorité absolue reste la levée du blocus maritime avant toute autre négociation. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a affirmé que l’époque des exigences unilatérales est révolue.
Il a insisté sur le fait que la voie d’eau ne sera libérée qu’en contrepartie du respect strict des sept conditions découlant de l’accord d’Islamabad. De son côté, le ministère des Affaires étrangères a rejeté toute discussion nucléaire préalable, rappelant que les propositions américaines se superposent à des positions antérieures jugées rigides.

Mohammad Baqer Qalibaf a déclaré selon Nournews : « Les Américains, qui nous font la cour avec un discours différent dans les médias, ont récemment formulé des propositions par l’intermédiaire d’un médiateur, mais ils doivent savoir que le temps des faux-fuyants et des exigences unilatérales est révolu. »
Le Qatar sert d’intermédiaire face à l’impasse persistante
L’initiative iranienne a continué d’évoluer au fil des semaines à travers des canaux diplomatiques tiers, notamment par l’intermédiaire du Qatar. Un plan ajusté prévoyant un rétablissement de la navigation en six jours et l’amorce de pourparlers le septième jour a été soumis à l’administration américaine, qui a formulé des observations en retour. Tandis que Téhéran insiste sur la persistance de son offre sur la table, Washington maintient une ligne de réserve, le président Donald Trump ayant par le passé jugé irrecevable un précédent projet similaire de cessez-le-feu de courte durée.
L’Iran a soumis une proposition aux États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz en sept jours. La diplomatie iranienne critique les méthodes militaires employées par les États-Unis depuis le déclenchement de la confrontation en février.
Elle critique aussi les méthodes employées par Israël. Elle estime que la sécurité des routes maritimes ne saurait être restaurée par des bombardements ou des menaces d’asphyxie économique. Alors que la Chine a manifesté son appui aux démarches de détente portées par Téhéran, l’exécutif américain n’a pas encore validé publiquement l’échéancier en sept jours proposé par ses interlocuteurs iraniens.

Mohammad Baqer Qalibaf a affirmé selon Nournews : « La position de la République islamique d’Iran est tout à fait claire et ferme, et le détroit d’Hormuz ne sera pas ouvert tant que nos sept conditions, fondées sur le consensus d’Islamabad, ne seront pas remplies. »
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