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Informations sur les combats à Gaza : OMS, armée israélienne, population palestinienne – Détails mis à jour

Informations sur les combats à Gaza : OMS, armée israélienne, population palestinienne – Détails mis à jour

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait déclaré lundi qu’il avait reçu un avis de l’armée israélienne lui demandant de “retirer nos fournitures de notre entrepôt médical dans le sud de la bande de Gaza dans les 24 heures, car les opérations au sol le rendront inutilisable”. Cependant, l’organe de la Défense israélienne supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat) a nié avoir demandé à l’OMS d’évacuer son entrepôt dans le sud de Gaza.

L’armée israélienne a toutefois demandé aux organisations humanitaires internationales leur “soutien” pour “aider à la mise en place des infrastructures” à Al-Mawasi, zone côtière du sud de la bande de Gaza entre Khan Younès et Rafah, où Israël demande aux civils de se replier.

Après des semaines de combat contre le Hamas dans le nord de Gaza, l’armée israélienne intensifie mardi son déploiement dans le sud du territoire, faisant craindre un “scénario encore plus infernal” pour les civils.

Engagée depuis le 27 octobre dans une campagne terrestre dans le nord du territoire palestinien assiégé, l’armée israélienne a élargi ses opérations au sol à l’ensemble de la bande de Gaza, avec des tanks déployés près de Khan Younès, nouvel épicentre des tensions.

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L’armée israélienne avait demandé au début de son opération terrestre à la population du nord de Gaza de migrer vers le sud du territoire, devenu encore plus densément peuplé avec l’afflux de centaines de milliers de ces déplacés.

Souffrances “intolérables” de la population palestinienne

Dans la nuit, des témoins ont fait état à l’AFP de violents combats près de Khan Younès et de raids aériens vers Rafah, à la pointe sud du territoire, tandis que l’agence palestinienne Wafa a rapporté “plusieurs” morts dans une frappe à Gaza-ville, plus au nord.

Des organisations internationales s’alarment des risques pour les civils à Gaza, où “tous les services de télécommunications” sont à l’arrêt, en raison “d’une coupure des principaux réseaux de fibre du côté israélien”, selon le groupe de télécoms palestiniens Paltel.

Depuis la reprise des hostilités le 1er décembre après une trêve de sept jours, “les opérations militaires israéliennes se sont étendues au sud de Gaza, forçant des dizaines de milliers d’autres personnes à fuir dans des espaces de plus en plus concentrés, avec un besoin désespéré de nourriture, d’eau, d’abris et de sécurité”, a déclaré dans un communiqué Lynn Hastings, coordinatrice humanitaire de l’ONU pour les Territoires palestiniens.

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“Les conditions nécessaires pour fournir de l’aide à la population de Gaza n’existent pas. Si c’est possible, un scénario encore plus infernal est sur le point de se réaliser, auquel les opérations humanitaires ne pourront peut-être pas répondre”, a-t-elle ajouté.

“Personne n’est en sécurité à Gaza et il ne reste plus nulle part où aller”, a insisté la Canadienne, rejetant dans ces conditions l’idée de “zones sûres” évoquées par les États-Unis. Ces zones ne peuvent être “ni sûres ni humanitaires quand elles sont déclarées unilatéralement”, a dit la responsable onusienne, dont Israël avait annoncé la semaine dernière qu’il ne renouvèlera pas le visa.

« Deux civils tués pour chaque combattant »

Les forces terrestres israéliennes mènent des opérations contre les Palestiniens dans toute la bande de Gaza, a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne.

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans le sud de la bande de Gaza, au niveau de la ville de Khan Younès.

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La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, arrivée lundi dans la bande de Gaza, a dénoncé les souffrances “intolérables” de la population et réclamé une “solution politique”.

Dans la nuit de dimanche à lundi, une frappe sur une entrée de l’hôpital Kamal Adwan, situé dans le nord de Gaza, a fait plusieurs morts selon l’agence palestinienne Wafa.

Selon un dernier bilan donné par le département de la Santé du Hamas, les bombardements israéliens à Gaza ont fait, jusqu’à lundi, 15 899 morts depuis l’attaque du 7 octobre. 70 % des victimes sont des femmes et des enfants, soit environ deux civils tués pour chaque combattant du Hamas mort dans la bande de Gaza, ont affirmé lundi de hauts responsables militaires israéliens, sous couvert d’anonymat.

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