LONDRES – L’inflation britannique, stable en apparence, masque des pressions énergétiques croissantes qui pourraient compromettre les perspectives économiques du Royaume-Uni, avertit Deutsche Bank. Les prévisions de la banque allemande pour l’inflation en 2026 ont été revues à la hausse, passant de 2,4% à 3%, avec un pic potentiel de près de 3,2% plus tard dans l’année.
Cette révision intervient alors que l’inflation globale semble se stabiliser, mais que les coûts de l’énergie continuent de peser sur les ménages et les entreprises. Les économistes de Deutsche Bank et de Pantheon Macroeconomics anticipent une stabilité de l’indice des prix à la consommation (IPC) à 3% en février, une situation où la baisse de l’inflation des carburants et des services est compensée par une augmentation des prix dans d’autres secteurs.
L’évolution des prix de l’énergie est particulièrement préoccupante. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pourraient entraîner de nouvelles flambées des prix du pétrole et du gaz, exacerbant les difficultés économiques.
Cette situation pourrait forcer la Banque d’Angleterre à reconsidérer sa politique monétaire. Si l’inflation persiste à des niveaux élevés, une nouvelle hausse des taux d’intérêt pourrait être envisagée, ce qui freinerait davantage la croissance économique.
L’impact sur le pouvoir d’achat des consommateurs est également une source d’inquiétude. Une inflation plus élevée signifie que les ménages devront dépenser une plus grande part de leurs revenus pour les biens et services essentiels, réduisant ainsi leur capacité à épargner et à investir.
Les experts soulignent que cette situation pourrait entraîner un “tournant” dans la crise du coût de la vie, avec des conséquences potentiellement graves pour les plus vulnérables.
Alors que le Royaume-Uni tente de se remettre des chocs économiques récents, la stabilité de l’inflation et la maîtrise des coûts de l’énergie sont essentielles pour assurer une croissance durable et améliorer le niveau de vie de la population.
