Inde condamne les frappes aériennes du Pakistan en Afghanistan

L’Inde a fermement condamné les frappes aériennes menées par le Pakistan dans les zones frontalières de l’Afghanistan, qualifiant ces opérations militaires d’agression contre un voisin. Cette escalade, survenue après environ trois mois de calme relatif, suscite de vives inquiétudes régionales alors que Kaboul et Islamabad s’affrontent par accusations interposées.

L’Inde qualifie les frappes pakistanaises d’agression contre un voisin

Le ministère indien des Affaires étrangères a réagi aux bombardements menés par le Pakistan dans les provinces afghanes de Kunar et de Paktika. Lors d’une conférence de presse régulière tenue mardi 22 septembre 2026, le porte-parole Randhir Jaiswal a affirmé que de telles actions militaires compromettent la paix et la sécurité régionales.

New Delhi a également exprimé ses condoléances aux familles des victimes décédées lors de ces attaques. M. Jaiswal a insisté sur le fait que le Pakistan doit cesser de se limiter à des déclarations et prendre des mesures concrètes contre le terrorisme transfrontalier pour inspirer confiance à la communauté internationale.

Bilan des victimes et versions divergentes à Kunar et Paktika

Les autorités pakistanaises affirment que leurs forces ont ciblé des positions de groupes terroristes présumés, tuant 28 terroristes dans l’est de l’Afghanistan. Selon Islamabad, cette offensive répondait à des attaques dirigées contre ses propres forces de sécurité, en particulier l’attentat perpétré contre un complexe de police à Kohat, dans la région de Khyber Pakhtunkhwa.

Cependant, l’administration talibane conteste fermement cette version et dénonce une violation flagrante de la souveraineté afghane. Selon les autorités locales de la province de Kunar et des vérifications menées par la Mission d’assistance des Nations unies, une frappe aérienne a touché une habitation, entraînant la mort de trois civils d’une même famille et blessant quatre autres personnes.

Rupture du calme frontalier et convocations diplomatiques

En réponse à ces opérations, le gouvernement afghan a convoqué le chargé d’affaires pakistanais pour signifier un rejet formel de ces actions. Kaboul rejette par ailleurs les accusations selon lesquelles son territoire servirait de base arrière aux militants du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), rappelant que Islamabad ne doit pas rejeter ses difficultés de sécurité intérieure sur l’Afghanistan.

Cette nouvelle série de bombardements aériens rompt une période de trois mois de tranquillité relative le long de la frontière. Les observateurs régionaux surveillent de près l’évolution de cette crise, partagée entre des affrontements militaires récurrents et des tensions diplomatiques persistantes.

Pakistan air strikes in Afghanistan spark Taliban warning of retaliation

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