Le retour du prince Harry et de son épouse Meghan au Royaume-Uni s’accompagne d’une nouvelle tension institutionnelle. Alors que la famille s’est installée en Grande-Bretagne le mois dernier avec leurs deux enfants, le prince Archie et la princesse Lilibet, une lettre officielle adressée aux hauts fonctionnaires de l’État et des forces armées est venue clarifier leur position juridique et protocolaire.
Une communication royale qui prend le couple royal de court
Selon un proche des discussions, les représentants du duc et de la duchesse de Sussex n’ont reçu une copie du document qu’une heure et douze minutes avant sa diffusion publique. Le prince Harry étant en réunion, son équipe n’a pu l’atteindre que deux minutes avant que la lettre ne soit rendue publique, ne leur laissant aucune marge de manœuvre pour réagir ou contester certains points.
La missive a été communiquée aux médias à 15h06, lundi. Selon le «Mirror», son contenu aurait été transmis à l’équipe de Harry et Meghan près d’une heure auparavant, à 13h59. L’équipe des Sussex a envoyé une réponse à Buckingham Palace à 14h19, demandant si les consignes avaient déjà été diffusées.
Le détail des consignes transmises par le Lord Chamberlain
La lettre a été expédiée par le Lord Chamberlain, qui exerce les fonctions de plus haut responsable de la maison royale, à des hauts fonctionnaires du gouvernement et des forces armées, ainsi qu’aux lord-lieutenants, les représentants personnels du roi à travers le pays. « To help avoid doubt or confusion, The King has directed that (this) information be shared », indique le texte. Le document précise que le couple ne pourra pas utiliser les titres de S.A.S., le traitement d’altesse royale, qu’ils avaient déjà cessé d’employer depuis leur départ volontaire en 2020 après avoir pris leurs distances avec leurs charges officielles.

Le Lord Chamberlain, haut fonctionnaire de la maison royale
Le texte insiste sur le fait que la position des Sussex s’apparente désormais à celle de citoyens privés dotés d’intérêts commerciaux et caritatifs. L’ensemble de leurs initiatives caritatives relève d’une démarche strictement privée et indépendante de l’institution monarchique. Le document a également rappelé qu’il ne peut y avoir aucun arrangement de type un pied dedans, un pied dehors au sein de la famille royale britannique, tout en précisant que les décisions relatives à la sécurité opérationnelle relèvent de la compétence des agences de police concernées.

La question cruciale de la sécurité et la réunion du comité RAVEC
Au-delà du protocole, ce recadrage public intervient alors qu’une instance de sécurité doit examiner le niveau de protection publique accordé à la famille. Le comité exécutif en charge de la protection des personnalités et de la famille royale, connu sous l’acronyme RAVEC et incluant des représentants du ministère de l’Intérieur, se réunit cette semaine pour statuer sur le dispositif de sécurité financé par les contribuables qui devrait être accordé aux Sussex maintenant qu’ils résident à nouveau au Royaume-Uni.
Le prince Harry a précédemment exprimé ses critiques concernant l’insuffisance de la protection policière dont il bénéficiait au Royaume-Uni. Du côté du gouvernement, le ministère de l’Intérieur ne commente pas ce type de prise de décision et maintient sa ligne traditionnelle selon laquelle le système de sécurité protectrice du gouvernement britannique est rigoureux et proportionné, avec une politique de longue date consistant à ne pas divulguer les détails de ces opérations.
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