Grand Prix de Bahreïn : un bug logiciel paralyse plusieurs monoplaces

Une défaillance logicielle lors de la vuelta de formation du Grand Prix de Bahréin à Sepang a provoqué l’arrêt de plusieurs monoplaces. L’incident, attribué par la FIA à un programme spécial de pluie mal calibré, a entraîné un retard de trente minutes avant le départ.

Un bug de logiciel dans les conditions de pluie de Sepang

Plusieurs monoplaces se sont figées sur la piste ou ont refusé de répondre à l’accélérateur, laissant les véhicules à l’arrêt pendant près de 45 minutes.

Le dispositif incriminé est un programme spécial de pluie activé par l’instance internationale pour empêcher une trop grande puissance électrique d’entrer en action sur piste mouillée, prévenant ainsi tout risque pour la sécurité. Néanmoins, un paramètre de ce nouveau logiciel comportait vraisemblablement un mauvais calibrage de la part du programmateur. À l’accélération, le système détectait une anomalie fictive et basculait le moteur dans un mode de protection comparable à celui des véhicules de série actuels.

Des réactions hétérogènes selon les motoristes et les équipes

Max Verstappen a été le premier à rencontrer des difficultés, mais son équipe a pu réinitialiser le système depuis le muret des stands pour lui rendre sa puissance. Lewis Hamilton s’est ensuite retrouvé presque immobilisé, tout comme Esteban Ocon et Valtteri Bottas. En revanche, les moteurs Honda et Mercedes n’ont enregistré aucun incident.

Tous les véhicules n’ont pas réagi de la même manière face à ce dysfonctionnement informatique. La divergence de comportement pourrait s’expliquer par l’interaction du logiciel avec la réponse du turbocompresseur. Les turbos variant selon chaque motoriste, certains blocs se sont retrouvés totalement bloqués, à l’instar des Ferrari, tandis que d’autres sont parvenus à surmonter le problème pour repartir. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur ces disparités techniques.

Une mise à jour rapide distribuée par la FIA

Pour remédier à la situation, le département technique de la FIA a supprimé la limite de puissance dans les secteurs concernés grâce à une mise à jour logicielle déployée d’urgence auprès de l’ensemble des concurrents. Le correctif a été installé sur toutes les monoplaces en l’espace d’une demi-heure, permettant le lancement de la course avec un retard global de trente minutes.

Nikolas Tombazis, directeur technique des monoplaces de la FIA, a déclaré : « Il y a eu un bug (un ver) dans le logiciel et certaines voitures se sont arrêtées. Certaines ne répondaient pas à l’accélérateur. »

Cette combinaison inhabituelle de bas régimes moteur, de faible adhérence, de réglages de gestion énergétique et de configuration des secteurs de Sepang n’avait pas été détectée lors des essais libres ni durant les tours de chauffe. La FIA, en collaboration avec les écuries et les fabricants d’unités de puissance, doit mener une révision approfondie de l’incident.

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