GameStop : Ryan Cohen mise sur une acquisition audacieuse pour transformer le géant du jeu vidéo
NEW YORK (AP) – GameStop, l’ancien chouchou des investisseurs particuliers, tente un virage stratégique spectaculaire. Le PDG Ryan Cohen a dévoilé un plan ambitieux visant à transformer l’entreprise en un conglomérat de 100 milliards de dollars grâce à une acquisition majeure, une annonce qui a propulsé l’action de 3,73% à 23,64 dollars le 30 janvier 2026, malgré un marché globalement en baisse.
Cette audace a attiré l’attention de Michael Burry, l’investisseur rendu célèbre par le film The Big Short, qui a pris une participation dans GameStop et soutient publiquement la stratégie de Cohen. Burry, désormais actionnaire, estime que GameStop, fort de ses 9 milliards de dollars de trésorerie et de titres liquides, est idéalement positionné pour réaliser une acquisition transformatrice. Il suggère même une compagnie d’assurance avec une base de clients importante comme cible potentielle, soulignant le potentiel d’avantages fiscaux grâce aux pertes d’exploitation nettes substantielles de GameStop.
L’opération s’inscrit dans une tentative de réhabilitation pour Cohen, qui a rejoint le conseil d’administration de GameStop en janvier 2021, lorsque l’entreprise valait un peu plus d’un milliard de dollars, après avoir critiqué son lenteur à adopter le commerce en ligne. Il rejette l’étiquette de “meme stock”, estimant qu’elle est utilisée par ceux qui ne veulent pas prendre le temps d’analyser l’entreprise en profondeur.
Un pari risqué, mais potentiellement lucratif
Cohen, qui détient plus de 9% de GameStop et reste son principal actionnaire individuel, a reconnu les enjeux élevés de sa stratégie. “Soit ce sera du génie, soit ce sera totalement, totalement stupide”, a-t-il déclaré au Wall Street Journal. Il a identifié plusieurs cibles potentielles, principalement dans les secteurs de la consommation et du commerce de détail, où il a fait ses preuves en cofondant Chewy, le géant des produits pour animaux de compagnie.
L’ambition de Cohen est liée à un package de rémunération exceptionnel, qui pourrait lui valoir jusqu’à 35 milliards de dollars en actions si GameStop atteint une capitalisation boursière de 100 milliards de dollars et un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) de 10 milliards de dollars. Le versement de ces actions commencera lorsque l’entreprise atteindra une capitalisation de 20 milliards de dollars avec un EBITDA de 2 milliards de dollars.
Restructuration et fermetures de magasins
La transformation de GameStop s’accompagne d’une restructuration agressive. L’entreprise a confirmé la fermeture de 470 magasins aux États-Unis en début d’année 2026, après en avoir fermé 590 au cours de l’exercice 2024. Elle s’est également retirée de plusieurs marchés internationaux, dont l’Irlande, la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne et l’Italie, et cherche des acheteurs pour ses opérations en France et au Canada.
Malgré ces défis, Cohen reste convaincu du potentiel de GameStop. “Il y a beaucoup de pépites brutes… qui ont des équipes de direction endormies. Je n’ai pas redressé GameStop pour m’arrêter là”, a-t-il affirmé.
Performance boursière et perspectives
L’action GameStop a connu une volatilité importante ces dernières années. Après avoir atteint un sommet de 120,75 dollars en janvier 2021, elle a chuté d’environ 80%, se négociant à 22,81 dollars avant le récent rebond.
Au 30 janvier 2026, l’action se négociait à 23,64 dollars, en hausse de 3,73%. La capitalisation boursière de GameStop s’élève à environ 10,55 milliards de dollars. Le ratio cours/bénéfice de 26,76 reflète un bénéfice par action de 0,88 dollar, tandis que son bêta négatif de -1,21 suggère que l’action évolue à l’inverse des tendances générales du marché.
Sur le long terme, la performance de GameStop est décevante : elle a augmenté de seulement 10,82% sur trois ans, contre 72,81% pour l’indice S&P 500, et a chuté de 71,02% sur cinq ans, contre une hausse de 86,93% pour l’indice S&P 500. Les derniers résultats trimestriels ont révélé un chiffre d’affaires de 821 millions de dollars et un bénéfice par action de 0,24 dollar, dépassant les estimations de 0,20 dollar.
Un cas d’étude pour l’avenir du commerce de détail ?
L’histoire de GameStop, de “meme stock” à tentative de transformation, est scrutée de près par les analystes et les investisseurs. Le succès ou l’échec de la stratégie de Cohen pourrait avoir des implications importantes pour l’avenir du commerce de détail et la manière dont les entreprises traditionnelles s’adaptent à l’ère numérique. L’opération est également un exemple frappant de la puissance des investisseurs particuliers et de leur capacité à influencer les marchés financiers.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube analysant la stratégie de Cohen : lien vers une vidéo pertinente]
[Intégration potentielle d’un post Instagram de Michael Burry commentant son investissement : lien vers un post pertinent]
[Intégration potentielle d’un tweet de Ryan Cohen sur l’avenir de GameStop : lien vers un tweet pertinent]
