Berkshire Hathaway maintient le cap sur les acquisitions sous la direction de Greg Abel
New York, le 2 mars 2026 – Le nouveau directeur général de Berkshire Hathaway, Greg Abel, a réaffirmé l’engagement du conglomérat à réaliser des acquisitions stratégiques, dans sa première lettre aux actionnaires depuis sa prise de fonction en janvier. Cette confirmation intervient alors que le secteur mondial des fusions-acquisitions reste dynamique, avec un volume de 4,5 billions de dollars en 2025, la deuxième meilleure année jamais enregistrée.
Abel a souligné l’importance de la solide situation financière de Berkshire Hathaway, avec 373 milliards de dollars de liquidités à la fin de l’année, comme un atout stratégique permettant d’agir de manière décisive sur le marché. "Notre bilan est un atout stratégique à déployer au bon moment", a-t-il écrit, ajoutant que Berkshire Hathaway resterait une destination privilégiée pour les entreprises souhaitant se vendre.
L’entreprise a récemment finalisé l’acquisition de l’activité chimique d’Occidental Petroleum pour 9,7 milliards de dollars et a conclu un accord pour l’achat de Bell Laboratories, spécialisée dans la lutte antiparasitaire. Ces opérations témoignent de la volonté de Berkshire Hathaway de continuer à investir dans des secteurs variés.
Cette approche s’inscrit dans la continuité de la stratégie menée par Warren Buffett, dont Abel s’engage à préserver l’héritage. Les investisseurs et les analystes scrutent attentivement les lettres annuelles de Berkshire Hathaway pour décrypter la vision du groupe sur l’économie mondiale.
Consolidation dans le secteur de la gestion d’actifs
Parallèlement, le secteur de la gestion d’actifs connaît une vague de consolidation. Victory Capital a lancé une offre concurrente sur Janus Henderson, après un accord initial entre ce dernier et Trian Fund Management de Nelson Peltz et General Catalyst. Victory Capital propose désormais 8,6 milliards de dollars pour Janus Henderson, dépassant l’offre précédente de 7,4 milliards de dollars.
Cette bataille d’enchères s’ajoute à d’autres opérations récentes, comme l’acquisition de Schroders par Nuveen pour 9,9 milliards de livres sterling. Ces mouvements témoignent d’une volonté de renforcer la position des acteurs majeurs du secteur face aux défis posés par l’évolution du marché.
Les actifs tangibles, valeur refuge face à l’incertitude liée à l’IA
Dans un contexte de volatilité accrue, notamment liée aux inquiétudes concernant l’impact de l’intelligence artificielle, les investisseurs se tournent vers les entreprises disposant d’actifs tangibles. Les secteurs des services publics, de l’énergie et des matières premières ont ainsi bénéficié d’un regain d’intérêt, offrant une alternative aux entreprises technologiques plus vulnérables aux perturbations.
Cette tendance reflète une recherche de stabilité et de valeur à long terme, dans un environnement économique incertain. Les entreprises dotées d’actifs physiques solides sont perçues comme moins susceptibles d’être perturbées par les nouvelles technologies.
Les défis persistent
Malgré ces signaux positifs, les résultats de Berkshire Hathaway au quatrième trimestre ont montré un affaiblissement des bénéfices opérationnels, en baisse de 30 % par rapport à l’année précédente, en raison d’une performance plus faible de sa division d’assurance. De plus, le secteur du crédit privé continue de faire face à des difficultés, comme en témoigne la récente dépréciation d’un fonds géré par KKR.
Ces défis soulignent la nécessité pour les entreprises de rester vigilantes et de s’adapter aux évolutions du marché. La capacité à identifier les opportunités et à gérer les risques sera essentielle pour assurer une croissance durable à long terme.
