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Frappes maritimes américaines : 133 morts et des accusations d’illégalité

L’armée américaine accusée de meurtres extrajudiciaires en mer : le bilan s’alourdit à 133 morts

CARAÏBES/PACIFIQUE EST – L’armée américaine a tué trois personnes supplémentaires vendredi lors de sa 39e opération contre des embarcations en six mois, selon un suivi effectué par le New York Times. Le bilan total de ces frappes américaines s’élève désormais à au moins 133 morts en mer des Caraïbes et dans l’est de l’océan Pacifique.

L’administration Trump affirme régulièrement, sans preuve tangible, que ces opérations visent à lutter contre le trafic de drogue. Cependant, de nombreux experts juridiques estiment que ces frappes constituent des « meurtres extrajudiciaires illégaux », car l’armée « ne peut délibérément cibler des civils qui ne présentent pas une menace imminente de violence, même s’ils sont soupçonnés de commettre des actes criminels », a rapporté le New York Times samedi.

Une vidéo de 11 secondes diffusée par le Commandement Sud des États-Unis montre une frappe sur une embarcation en haute mer. La légende de la vidéo qualifie les victimes de « narcoterroristes », sans fournir d’autres preuves.

[Intégrer ici la vidéo du Commandement Sud des États-Unis, si possible, ou un lien vers la publication originale sur X (anciennement Twitter) : https://x.com/Southcom/status/1990147866397221102]

Le Washington Office on Latin America (WOLA), une organisation de défense des droits humains, a dénoncé vendredi que les personnes tuées par l’armée américaine en mer « sont privées de toute procédure régulière » et que Trump et le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, « s’arrogent un pouvoir illimité de tuer des personnes que le président considère comme des terroristes ».

Ces frappes sont souvent accompagnées de publications sur les réseaux sociaux, notamment par Hegseth et le Commandement Sud, qui mettent en scène des vidéos des opérations. Des témoignages confirment que certaines victimes ont été attaquées une seconde fois alors qu’elles étaient déjà en difficulté après la première frappe, un fait reconnu par la Maison Blanche.

« Je ne peux imaginer que quiconque, quelles que soient les circonstances, puisse estimer qu’il est approprié de tuer des personnes accrochées à un bateau en pleine mer », a déclaré Michael Schmitt, ancien juriste de l’armée de l’air et professeur émérite à la Naval War College des États-Unis, à l’Associated Press en décembre. « C’est clairement illégal. »

Contexte régional tendu

Ces opérations s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues dans la région, notamment avec la capture en janvier du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores par les forces américaines. Selon le ministre de la Défense vénézuélien Vladimir Padrino López, 83 personnes ont été tuées lors de cette opération, dont des civils, selon des informations rapportées par le New Yorker et Al Jazeera. Trump a ensuite affirmé que son administration prendrait le contrôle du pays et de ses ressources pétrolières.

[Intégrer ici un lien vers un article pertinent sur la capture de Maduro, par exemple : https://www.motherjones.com/politics/2026/01/trump-says-us-captured-venezuelas-president-and-plans-to-run-the-country/]

Le WOLA a souligné que ces meurtres en mer semblent « délibérés et intentionnels » et qu’ils visent à normaliser les exécutions discrétionnaires du président Trump, tant au sein de la chaîne de commandement militaire qu’auprès de l’opinion publique américaine.

Implications pour le droit international et les droits humains

Ces frappes soulèvent de sérieuses questions quant au respect du droit international et des droits humains. L’absence de procédure régulière, le ciblage de civils potentiels et l’utilisation de la force létale sans justification claire sont autant de préoccupations exprimées par les organisations de défense des droits humains et les experts juridiques. L’impact de ces opérations sur la stabilité régionale et les relations diplomatiques avec les pays d’Amérique latine est également une source d’inquiétude croissante.

Le débat sur la légalité et la moralité de ces frappes est loin d’être clos, et il est probable qu’il continuera d’alimenter les tensions entre les États-Unis et leurs voisins du sud.

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