La ministre déléguée Eléonore Caroit et l’UNESCO ont présidé le 13 mars 2026 un sommet de haut niveau sur le financement durable de l’éducation dans le cadre du G7. Cet événement fait face à une crise mondiale marquée par 250 millions d’enfants non scolarisés en 2023 selon l’UNICEF et six millions de nouveaux non-scolarisés en 2026.
Face à la contraction des aides publiques au développement et à l’urgence de la situation éducative internationale, la France, l’UNESCO et leurs partenaires cherchent des leviers macro-économiques et partenariaux pérennes. Les discussions menées lors de cet événement labellisé par la présidence française du G7 rassemblent des ministres, des bailleurs de fonds internationaux, des institutions financières ainsi que de grandes fondations philanthropiques et des représentants de la société civile.
Les chiffres alarmants de la crise éducative mondiale selon l’UNICEF
La situation sur le terrain ne cesse de se détériorer dans un contexte de recul des financements internationaux dédiés au développement. D’après les données publiées par l’UNICEF, ce sont 250 millions d’enfants et de jeunes âgés de 6 à 18 ans qui n’allaient toujours pas à l’école à travers le monde en 2023. Pire encore, l’année en cours fait peser une menace directe sur les plus fragiles.
L’organisme anticipe que six millions d’enfants supplémentaires risquent de perdre l’accès à l’éducation. C’est cette urgence humanitaire et structurelle qui a motivé la réunion de haut niveau du 13 mars 2026 sous la coprésidence de Mme Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, et du Directeur général de l’UNESCO.
Six axes stratégiques pour réinventer le financement de l’éducation
Pour répondre à cette crise sans précédent, les participants aux échanges ont arrêté une feuille de route articulée autour de six axes stratégiques majeurs. Ces orientations visent à moderniser le cadre partenarial entre les États, les banques de développement et les acteurs privés.
- Positionner l’éducation comme une opportunité d’investissement structuré.
- Ancrer l’éducation dans les cadres macro-fiscaux, en tenant compte des dépenses, de la dette et des trajectoires de financement.
- Renforcer l’efficacité et l’équité des dépenses publiques pour garantir un impact durable.
- Structurer l’alignement des sources de financement, combinant ressources domestiques, aide publique, prêts concessionnels, philanthropie et capitaux privés.
- Partager les risques à l’aide de garanties et de financements mixtes catalyseurs d’investissements.
- Aligner tous les flux financiers sur les systèmes nationaux pour assurer une institutionnalisation à long terme.
Ces orientations stratégiques s’accompagnent de propositions opérationnelles élaborées en étroite collaboration avec des institutions majeures telles que le Partenariat mondial pour l’Éducation, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’OCDE, l’Institut international de planification de l’éducation de l’UNESCO et l’Agence française de développement. L’objectif partagé par la France et ses partenaires est de transformer ces engagements en actions concrètes sur le terrain.
L’excellence académique récompensée à l’Université de Surrey
Dans le même temps, la reconnaissance de l’excellence pédagogique marque l’actualité universitaire européenne. L’Université de Surrey a annoncé que deux de ses enseignantes, Dr Sarah Hack et Anna Holland, ont reçu de prestigieuses National Teaching Fellowships de la part d’Advance HE. Il s’agit de la sixième année consécutive de succès pour l’établissement dans ce classement, et de la première fois depuis 2015 que deux universitaires de Surrey obtiennent cette distinction la même année.
Le dispositif national récompense les individus ayant exercé un impact marquant sur la réussite des étudiants et sur la profession enseignante. Les universités britanniques membres ne peuvent présenter au maximum que trois candidats, pour un total de 55 bourses attribuées chaque année à l’échelle nationale.
Cette recognition reflète le travail de nombreux étudiants inspirants et de collègues talentueux qui ont contribué à façonner notre approche de l’enseignement inclusif, du développement académique et du bien-être des étudiants. Dr Sarah Hack, Senior Lecturer in Psychology, via la source universitaire
Dr Sarah Hack supervise le programme de l’année de fondation en psychologie qu’elle a contribué à lancer en 2020. Ses travaux portent notamment sur l’intégration des compétences académiques dès le seuil des études supérieures, ainsi que sur l’utilisation responsable et efficace de l’intelligence artificielle dans l’éducation. De son côté, Anna Holland, directrice adjointe de l’éducation pour la discipline entrepreneuriat et innovation à la Surrey Business School, centre ses méthodes sur l’apprentissage actif et l’évaluation authentique.
Pour moi, un excellent enseignement consiste à créer des opportunités pour que les étudiants appliquent leurs apprentissages à des défis réels, prennent en main leur développement et reconnaissent la valeur de leurs propres idées. Anna Holland, Associate Professor in Management, via la source universitaire
Les lauréates recevront officiellement leur distinction lors d’une cérémonie prévue à l’automne 2026, illustrant la vitalité et l’exigence de la recherche pédagogique européenne face aux défis de l’enseignement supérieur moderne.
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