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Formation en bot : exclusion du financement par la loi de la dotation nocturne

Norvège : Meurtre d’une travailleuse sociale soulève des questions sur la protection des employés de nuit

Oslo, Norvège – Le meurtre de Tamima Nibras Juhar, 34 ans, une travailleuse sociale du service de protection de l’enfance, a mis en lumière de graves lacunes dans la réglementation et la sécurité des professionnels intervenant lors de missions nocturnes à domicile. L’agresseur, un jeune homme de 18 ans dont elle suivait la prise en charge, est décédé.

Selon des informations révélées par le journal Our Oslo, Juhar avait exprimé sa crainte de travailler seule lors de ses missions de nuit. Le jeune homme assassiné était suivi par Gemt som, une entreprise privée mandatée par le district de Bjerke pour assurer la prise en charge.

L’affaire révèle un vide juridique préoccupant : les interventions à domicile ne sont pas couvertes par les lois régissant l’environnement de travail ou la protection de l’enfance. Il n’existe donc aucune exigence minimale en matière de personnel ou de sécurité pour les professionnels effectuant des visites nocturnes.

“Le travail nocturne au sein du service de protection de l’enfance est réglementé par deux lois, mais les mesures à domicile ne le sont pas,” a déclaré Julianne Førskaug, membre du conseil municipal social (V), dans une note interne.

Le district de Bjerke a dépensé 117 millions de couronnes norvégiennes (NOK) au cours des cinq dernières années pour les services de Gemt som,selon le rapport de NRK.Une enquête menée par le cabinet d’audit KPMG a été lancée afin d’évaluer les pratiques du service de protection de l’enfance. Les conclusions de cette enquête sont attendues pour le 1er décembre.

Contexte et enjeux de la protection de l’enfance en Norvège :

La norvège est réputée pour son système de protection de l’enfance axé sur le bien-être de l’enfant et la prévention. Cependant, le pays est confronté à des défis croissants, notamment une augmentation des signalements de maltraitance et de négligence, ainsi qu’une complexité accrue des situations familiales.Le recours à des entreprises privées pour la gestion de certains aspects de la protection de l’enfance,comme les interventions à domicile,est une pratique courante. Cette externalisation soulève des questions quant à la qualité des services, la formation du personnel et la supervision adéquate.

Le meurtre de Tamima Nibras Juhar met en évidence la nécessité d’une réévaluation des protocoles de sécurité pour les travailleurs sociaux, en particulier ceux qui interviennent de nuit. Cela inclut la mise en place de mesures de protection physique, un accompagnement psychologique adéquat et une meilleure coordination entre les services sociaux et les forces de l’ordre. L’affaire pourrait également conduire à une révision des lois et réglementations afin de garantir une protection juridique plus complète pour les professionnels de la protection de l’enfance.

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