Une enquête du Times révèle que l’annulation controversée du carton rouge de Folarin Balogun avant le match contre la Belgique a été décidée unilatéralement par le président de la commission disciplinaire de la FIFA, sans consultation des 17 autres membres, soulevant des questions majeures sur l’impartialité de l’instance.
Une décision solitaire au sommet de la hiérarchie
Alors que l’équipe des États-Unis, pays hôte de la compétition, a été éliminée dès les huitièmes de finale, les répercussions de l’affaire Folarin Balogun continuent d’agiter les coulisses du football mondial. Selon les informations publiées par le média ON, citant une enquête du Times, le processus décisionnel ayant conduit au « sursis » de l’attaquant américain s’écarte radicalement des procédures habituelles de la FIFA.

La commission disciplinaire, composée de 18 membres, fonctionne normalement selon un protocole collégial où les décisions sont prises par des sous-comités de trois personnes. Or, dans le cas de Balogun, cette règle a été contournée. C’est l’Émirati Al-Kamali, président de la commission, qui a pris la décision de lever la suspension de l’attaquant seul. Les 17 autres membres de la commission n’auraient, selon la même source, pas été consultés sur cette affaire.
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Le rôle du président de la FIFA et les pressions politiques
De son côté, Gianni Infantino a maintenu une ligne de défense constante après la polémique. Il a fermement affirmé que toutes les décisions disciplinaires relèvent de la compétence exclusive de la commission indépendante de la FIFA, insistant sur le fait qu’il ne dispose d’aucun pouvoir ou droit d’ingérence dans ces procédures. Cette posture de non-interférence est désormais directement contredite par l’opacité du processus mis en lumière par l’enquête du quotidien britannique.
Un précédent préoccupant pour l’indépendance des instances
L’absence de consultation des autres membres de la commission disciplinaire transforme ce qui aurait dû être une décision technique et collégiale en un acte administratif isolé et opaque.
Alors que la compétition suit son cours, la question de l’intégrité des décisions arbitrales et disciplinaires reste au cœur des préoccupations.
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