En février 2026, la Fideuram, division de banque privée du groupe bancaire italien Intesa Sanpaolo, a fait l’objet d’une vaste escroquerie financière orchestrée à l’aide de technologies de pointe, selon un article publié par Hvg. Les méthodes de braquage évoluent hors des sentiers traditionnels.
Le scénario de l’attaque chez Fideuram
L’opération a débuté par un message sur l’application WhatsApp adressé au président de la Fideuram, Paolo Molesini. Ce message semblait provenir directement du directeur général d’Intesa Sanpaolo et sollicitait son aide pour mener à bien un virement bancaire international d’envergure.
Peu de temps après, Paolo Molesini a reçu un appel. Il provenait d’un responsable d’un grand cabinet d’avocats confirmant la légitimité de la requête.
Ces communications étaient frauduleuses. Si le message texte ne nécessitait pas de subterfuge particulier, l’appel recourait quant à lui à la synthèse vocale par intelligence artificielle pour imiter la voix de l’avocat.
Convaincu par la véracité de la demande, Paolo Molesini a ordonné à son département financier d’exécuter les virements.
La réaction des systèmes et la suite
Les anomalies n’ont été repérées qu’après coup par les systèmes internes de la banque, qui ont détecté des transactions inhabituelles. Alertées immédiatement, les institutions financières destinataires ainsi que les autorités ont enclenché une coopération internationale.
Le reste de la somme s’est toutefois évanoui dans une chaîne de comptes étrangers.
Les suites institutionnelles à Milan
Quelques semaines après les faits, en mars, Paolo Molesini a quitté ses fonctions de président sans fournir d’explication officielle sur sa démission.
Les procureurs de Milan enquêtent actuellement pour identifier les auteurs présumés de ce vol assisté par intelligence artificielle. Les investigations ciblent une personne résidant en dehors de l’Union européenne, poursuivie pour escroquerie informatique.
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