Le Fenerbahçe a remporté son 16e titre de champion de Turquie en s’imposant 77-75 face au Beşiktaş dans un final épique du championnat turc, ce samedi 19 juin 2026. La victoire, scellée par une trojka décisive de Tarik Biberović à 1,9 seconde du terme, a offert au club stamboulique une troisième couronne consécutive, malgré une saison marquée par l’absence de trophée européen pour son entraîneur Dušan Alimpijević.
Un titre arrachée dans les ultimes secondes
Le match, joué sans certains cadres du Beşiktaş comme Džona Metjuz (blessé) ou Brinton Lemar, s’est transformé en une bataille acharnée où les deux équipes se sont livrées à un duel serré jusqu’au bout. À 75 secondes de la fin, le Beşiktaş menait de deux points (75-73) après une trojka de Devon Dotson, mais le Fenerbahçe a enchaîné une série de coups de génie pour inverser la tendance. Wade Baldwin, pivot clé des “Sarı-Kırmızılı”, a d’abord réduit l’écart avec un tir en contre, avant de réaliser une passe décisive pour Biberović, qui a enfoncé le clou d’une trojka à trois points pour sceller la victoire (77-75). “C’était comme si le temps s’était arrêté”, a commenté un analyste du site Mozzart Sport, décrivant une fin de match “d’une intensité rare”.


Le Fenerbahçe, malgré une domination initiale (11 points d’avance à la mi-temps), a vu son avantage s’éroder sous la pression du Beşiktaş, qui a frôlé l’égalisation à plusieurs reprises. La clé du match ? La défense collective et la réactivité de l’entraîneur Dušan Alimpijević, qui a su adapter son jeu pour contrer les attaques adverses. “Alimpijević a fait preuve d’une intelligence tactique exceptionnelle”, souligne Sportal.rs, mettant en avant son sens du timing pour relancer ses hommes dans les moments critiques.
Biberović, héros malgré lui, et le syndrome du “presque”
Tarik Biberović, auteur du panier victorieux, est devenu l’homme du match avec 17 points et 5 rebonds. Son tir, décrit comme “un coup de poker” par les observateurs, a scellé une saison où le Fenerbahçe a frôlé plusieurs fois le succès. “Biberović a toujours été un joueur clé, mais cette trojka restera gravée dans l’histoire du club”, affirme Tanjug. Pourtant, cette victoire contraste avec l’échec récent du club en EuroCoupe, où il avait été éliminé en finale par le Burg en mai 2026.
Le Beşiktaş, malgré une performance collective honorable, a été limité par l’absence de ses joueurs phares. Džona Metjuz (blessé) et Ante Žižić (indisponible) ont privé l’équipe d’une de ses forces offensives, tandis que Devon Dotson, malgré 15 points et 4 passes décisives, n’a pas suffi à renverser le match. “Le Beşiktaş a manqué de réalisme dans les moments clés”, analyse Sport Klub, soulignant que les “Crno-beli” ont eu plusieurs occasions de prendre les devants mais ont échoué à les concrétiser.
Alimpijević, encore une fois privé de trophée européen
Pour Dušan Alimpijević, cette victoire nationale arrive après un nouveau revers en compétition européenne. Le sélectionneur serbe, déjà battu par le Burg en finale de l’EuroCoupe, voit son palmarès s’enrichir d’un titre turc, mais reste sur une frustration : celle de ne jamais avoir remporté de trophée continental avec le Fenerbahçe. “C’est une saison de contrastes”, résume Danas. “Alimpijević a construit une équipe redoutable, mais la malchance en Europe persiste.”
Le Fenerbahçe, désormais champion pour la troisième année consécutive, aligne désormais 16 titres nationaux, un record qui place le club parmi les dynasties du basket turc. Wade Baldwin (21 points, 5 rebonds, 3 passes), élu MVP du match, et Mikael Jantunen (12 points, 3 rebonds) ont été les artisans de cette victoire, tandis que le duo Jigit Arslan (19 points, 6 trojkas) et Devon Dotson (15 points, 4 passes) a porté le Beşiktaş jusqu’au bout.
Quelles conséquences pour la saison à venir ?
Cette victoire pourrait redonner un souffle au Fenerbahçe en vue de la saison 2026-2027, où le club vise une qualification pour les phases finales de l’EuroLeague. Cependant, l’absence de trophée continental reste un défi majeur pour Alimpijević, qui devra reconstruire son effectif en prévision des départs possibles de joueurs comme Baldwin ou Biberović, dont les contrats pourraient être renouvelés ou non selon les ambitions du club.

Pour le Beşiktaş, cette défaite marque la fin d’une saison décevante, où l’équipe a échoué à remporter un titre malgré une saison régulière solide. La question se pose désormais : le club pourra-t-il rebondir dès la saison prochaine, avec un effectif renforcé et une nouvelle dynamique ? Une chose est sûre : cette finale restera dans les mémoires comme l’un des matchs les plus serrés et les plus spectaculaires du championnat turc.
“Le basket turc vient de vivre un moment historique. Le Fenerbahçe a prouvé qu’il était le plus fort, mais le Beşiktaş a montré qu’il pouvait rivaliser jusqu’au bout.”
— Analyste anonyme, cité par <a href="https://www.mozzartsport.
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