Recours collectif contre facebook : des femmes victimes de sexisme préparent une action en justice
Rome, Italie – Une avocate italienne spécialisée dans le droit de la famille, Annamaria Bernardinna de Pace, a annoncé hier son intention de lancer un recours collectif contre Facebook (Meta) au nom des femmes dont l’identité féminine a été “violemment blessée” par la publication non consentie d’images sur la plateforme.
L’action juridique vise à obtenir une compensation financière pour les dommages subis par les victimes, notamment dans le cadre du groupe Facebook “Ma femme”, où des photos de femmes et de leurs partenaires ont été diffusées sans leur accord. Me de Pace étudie également la possibilité d’engager des poursuites contre le site Phica.EU pour des faits similaires.
“Le principe constitutionnel qui protège l’identité et la dignité de la personne a été violé,” a déclaré l’avocate. “L’utilisation brutale de ces images a particulièrement blessé l’identité féminine.”
L’avocate précise que toutes les femmes ayant subi ce type de préjudice peuvent la contacter directement par email pour rejoindre le recours collectif. Elle insiste sur le caractère symbolique des honoraires, affirmant qu’ils seront maintenus à un niveau minimal.Elle envisage également de contacter le garant de la confidentialité pour explorer d’autres voies d’intervention.
Le sexisme en ligne : un fléau persistant
Cette annonce intervient dans un contexte de préoccupation croissante concernant le sexisme et le harcèlement en ligne. La diffusion non consentie d’images intimes, souvent qualifiée de “revenge porn”, est une forme particulièrement grave de violence numérique qui peut avoir des conséquences dévastatrices pour les victimes, allant de la détresse émotionnelle à la stigmatisation sociale et professionnelle.
les plateformes de réseaux sociaux sont régulièrement pointées du doigt pour leur rôle dans la propagation de ce type de contenu et leur manque de réactivité face aux signalements. Bien que des lois existent dans de nombreux pays pour lutter contre le “revenge porn” et le harcèlement en ligne, leur application reste souvent difficile et les victimes rencontrent des obstacles pour obtenir justice.
Ce recours collectif pourrait ouvrir la voie à une jurisprudence importante et inciter les plateformes à renforcer leurs mesures de protection des utilisateurs et à prendre davantage de responsabilités dans la lutte contre le sexisme en ligne.
Comment obtenir de l’aide :
Les femmes victimes de diffusion non consentie d’images ou de harcèlement en ligne peuvent contacter :
L’avocate Annamaria Bernardinna de Pace (coordonnées disponibles sur demande).
Des associations d’aide aux victimes de violences sexuelles et numériques. Les services de police ou de gendarmerie.
Des plateformes de signalement en ligne.
