Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a dressé un tableau alarmant de l’économie iranienne lors d’une déclaration publique, affirmant que le pays fait face à un effondrement financier historique, tandis que Washington et ses alliés maintiennent sous haute tension des plans de frappes militaires potentielles.
L’administration américaine maintient la pression sur l’Iran à travers un double levier de sanctions économiques sévères et de préparatifs militaires actifs. Le ministre américain du Trésor a comparé l’asphyxie financière actuelle à l’effondrement économique qu’a connu la Russie après la chute de l’Union soviétique. Selon les analyses formulées depuis Washington, l’économie iranienne subit une contraction d’une ampleur inédite, alimentée par la dépréciation continue de la monnaie nationale et l’incapacité du système bancaire à subvenir aux besoins élémentaires de la population.
Les réserves énergétiques et la crise des carburants en Iran
Malgré la richesse en hydrocarbures du pays, la situation intérieure se détériore rapidement sur le plan énergétique. Le responsable du Trésor s’est dit stupéfait de constater qu’une nation détenant les troisièmes réserves énergétiques mondiales ne parvienne plus à produire suffisamment de carburant pour sa consommation domestique.
« Achetez dès maintenant tout ce dont vous avez besoin pour l’hiver. Commencez à stocker du carburant. Il va y et avoir une grave pénurie de combustible de chauffage. Quant à l’essence, tout le monde doit faire le plein de sa voiture dès maintenant », a déclaré Scott Bessent selon Iran International.
Les autorités américaines estiment que la politique de création monétaire menée par la banque centrale iranienne attise un taux d’inflation galopant. Le département du Trésor a également souligné que le gouvernement central éprouve les plus grandes difficultés à honorer le versement des salaires publics, tout en conseillant publiquement aux contribuables de suspendre le paiement de leurs impôts à un État jugé incapable d’offrir la moindre contrepartie.
La posture militaire américaine et le déploiement dans le golfe Persique
Sur le plan tactique, les forces armées américaines stationnées dans la région se tiennent prêtes à intervenir dans un délai restreint. Des responsables de la défense ont indiqué que le Pentagone disposait de plans d’action complets pour lancer des opérations d’envergure contre des infrastructures énergétiques, des sites militaires et des installations nucléaires iraniennes en l’espace de 96 heures après une éventuelle directive présidentielle.
Cette planification intervient alors que des inspections menées à bord du porte-avions USS George Washington, naviguant dans la mer d’Arabie, ont mis en évidence l’acheminement massif de munitions de précision et de charges perforantes. Le commandant de l’appareil a confirmé la haute vigilance des équipages, tandis que le Pentagone précise que ces options demeurent des outils de préparation stratégique soumis aux décisions du commandement politique supérieur.

Les déclarations de Donald Trump et l’impasse des négociations
Le président américain a publiquement exprimé sa frustration concernant l’absence d’interlocuteurs stables à Téhéran, soulignant les lourdes pertes subies par la hiérarchie politique et militaire iranienne au cours des derniers mois. Le chef de l’État a affirmé qu’il lui devenait difficile d’identifier une contrepartie valable pour mener des pourparlers, tout en réitérant que toute décision majeure concernant une éventuelle reprise des hostilités globales serait évaluée au terme des élections de mi-mandat aux États-Unis.
De son côté, Téhéran maintient une ligne de fermeté face aux pressions occidentales. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a rappelé que son pays n’avait jamais quitté la table du dialogue, tout en rejetant catégoriquement ce qu’il qualifie d’exigences unilatérales imposées par Washington.
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