L’administration américaine a proposé à Cuba un accord incluant des livraisons de pétrole et des investissements étrangers en échange du départ du président Miguel Díaz-Canel et de la privatisation de la compagnie étatique Cupet, selon une fuite rapportée par les médias et des sources diplomatiques début 2026.
L’offre de Washington et la pression sur le secteur énergétique cubain
L’administration des États-Unis a formulé une offre décisive au gouvernement cubain en pleine tension géopolitique, prévoyant un approvisionnement en hydrocarbures et l’arrivée de capitaux étrangers sur l’île.
Cette initiative diplomatique et économique est parvenue par des canaux indirects à Raúl Guillermo Rodríguez Castro, connu sous le pseudonyme Cangrejo
et petit-fils de Raúl Castro. L’accord envisagé visait à restructurer entièrement le contrôle de l’énergie à La Havane pour conférer un rôle prépondérant aux investisseurs américains, renforçant ainsi l’influence de Washington sur les choix stratégiques de l’archipel.

Ce rapprochement officieux s’inscrit dans un contexte d’asphyxie financière et énergétique pour La Havane, accentué par la fin du soutien politique et pétrolier de Nicolás Maduro au Venezuela. Pour aggraver la situation, le président Donald Trump a brandi la menace de sanctions douanières à l’encontre de tout pays expédiant du brut vers l’île, réduisant drastiquement les marges de manœuvre du régime. En février, Washington avait toutefois autorisé la vente de pétrole américain à des entités privées cubaines, esquissant une brèche dans le dispositif.
Sanctions accrues du Trésor et blocus pétrolier de facto
Parallèlement à ces approches, les États-Unis maintiennent une stratégie de pression maximale pilotée par le secrétaire d’État Marco Rubio.

Les mesures punitives ciblent également les dirigeants de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP), soupçonné par Washington de coordonner un réseau d’influence et de recrutement aux États-Unis sous couvert d’échanges culturels. Depuis le mois de janvier, l’administration applique un blocus pétrolier de facto à l’encontre de la population de 9,4 millions d’habitants, provoquant des pénuries chroniques d’électricité et de carburant.
Le conglomérat militaire Gaesa, fondé en 1995 par Raúl Castro et contrôlé par l’armée, demeure au centre de ces restrictions drastiques. Pour les autorités américaines, la proximité géographique de l’île, située à quelque 150 kilomètres des côtes floridiennes, constitue une menace sécuritaire extraordinaire justifiant ces mesures de rétorsion.
Déploiements navaux à Guantánamo et surveillance aérienne dans les Caraïbes
Sur le plan militaire, la tension s’est matérialisée par l’acheminement de deux bâtiments de combat de l’US Navy vers la base navale de Guantánamo.

Le secrétaire de la Guerre, Pete Hegseth, a inspecté la base militaire en juin et a averti La Havane contre l’acquisition d’armements susceptibles de menacer la sécurité américaine. Le responsable a réitéré que le Pentagone se préparait à diverses éventualités, soulignant que Washington maintenait toutes les options sur la mesa, incluidas las militares tout en précisant qu’aucune attaque n’avait été formellement ordonnée.
Canaux secrets de renseignement et préparation civile face aux menaces
Malgré l’escalade rhétorique et militaire, des pourparlers discrets ont eu lieu.
Face à la crainte d’une incursion armée ou d’attaques de drones, des exercices de défense civile ont été relayés par les médias officiels. Des images diffusées sur les réseaux sociaux et analysées par CubitaNow montrent des groupes de citoyens d’artillerie légère, surnommés escopeteros
, s’exerçant au tir au fusil de chasse pour faire face à d’éventuelles menaces aériennes, telles que des drones de combat du type MQ-9 Reaper.
Si l’efficacité de telles mesures face à des aéronefs évoluant à haute altitude suscite le scepticisme et des railleries en ligne, elles illustrent la fébrilité ambiante dans le pays. Entre les sanctions économiques asphyxiantes, les manœuvres du Commandement Sud aux portes du territoire et l’incertitude quant à l’avenir politique du leadership, l’archipel traverse une phase critique de son histoire récente.
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