Des autorités fédérales enquêtent sur l’envoi de courriers contenant des substances suspectes à destination de bureaux du Congrès et de bureaux électoraux à travers les États-Unis. Publié le 15 octobre 2026, l’avertissement exhorte les destinataires à traiter ces envois comme potentiellement dangereux à quelques semaines des élections de midterms.
Une enquête fédérale lancée après des envois postaux suspects
Les services de sécurité américains ont ouvert une vaste enquête suite à la découverte de lettres piégées ou suspectes. L’alerte initiale a été divulguée dans un message du bureau du sergent d’armes du Sénat, obtenu par l’agence Associated Press. Les agences fédérales, incluant le FBI et le U.S. Postal Inspection Service, s’emploient à intercepter les envois avant leur distribution, tout en prévenant que certains plis ont pu atteindre leurs destinataires.
L’enquête concerne une série de courriers acheminés vers divers services étatiques et fédéraux, visant notamment des bureaux de secrétaires d’État et des antennes électorales locales. La menace au Capitole semble pour l’instant circonscrite au Sénat, bien que la Chambre des représentants surveille de très près la situation et applique des consignes de sécurité strictes.
Des sénateurs démocrates et des secrétaires d’État ciblés
Plusieurs élus de premier plan ont été pris pour cible par ces envois. Les bureaux de plusieurs sénateurs démocrates ont reçu ou vu intercepter ces courriers, parmi lesquels Alex Padilla de Californie, Kirsten Gillibrand de New York, Chris Murphy du Connecticut et Lisa Blunt Rochester du Delaware. Le chef de la minorité sénatoriale Chuck Schumer figurait également parmi les destinataires visés.

À l’échelle locale, l’impact s’est fait sentir dans plusieurs États. Le département des Élections du Delaware a ouvert une lettre contenant une substance poudreuse blanche, tandis que les bureaux électoraux de l’Oklahoma et de la Louisiane ont dû être évacués après l’ouverture de paquets similaires. En Ohio, le secrétaire d’État Frank LaRose a indiqué qu’un colis destiné à son administration avait été intercepté par les services postaux avant d’arriver à destination.
Une menace persistante à l’approche des élections
Ces incidents surviennent à peine trois semaines avant le jour du scrutin qui déterminera l’équilibre des pouvoirs au Congrès, rappelant des épisodes de menaces similaires survenus en 2024 et en 2023, où des enveloppes contenant de la poudre et parfois des traces de fentanyl avaient déjà visé des bureaux de vote à travers le pays.
Comme l’a déclaré le sénateur de Californie Alex Padilla d’après la BBC : « Cet incident nous rappelle brutalement le danger bien réel qui pèse sur ceux qui servent le public et contribuent à administrer nos élections face à une rhétorique politique de plus en plus hostile. »
Face à cette recrudescence des risques, l’Association nationale des secrétaires d’État et l’Association nationale des directeurs d’élections ont publié une déclaration conjointe pour condamner ces agressions verbales et matérielles.
Les investigations en cours menées par le FBI et les inspecteurs postaux
Les agences rappellent leur engagement à protéger le processus démocratique.
Le FBI et le US Postal Inspection Service ont affirmé selon la BBC qu’ils « continueraient à protéger le public et à sécuriser les élections pour les citoyens américains. »
Le vice-inspecteur postal Brendan Donahue a souligné devant la presse que toute attaque ou menace visant les responsables électoraux est totalement inacceptable. Les autorités poursuivent leurs investigations techniques pour analyser la nature exacte des poudres interceptées et retrouver les individus responsables de cette campagne d’intimidation nationale.
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