Le mercredi 12 août 2026, une éclipse solaire totale traversera l’Islande et l’Espagne, plongeant plusieurs régions dans l’obscurité. Selon la NASA et d’autres sources, ce phénomène sera visible intégralement depuis une bande étroite incluant le nord de la Russie, le Groenland et une partie du Portugal, offrant un spectacle rare en Europe.
L’Europe s’apprête à vivre un événement astronomique majeur. Pour la première fois depuis 1999, une éclipse solaire totale sera visible sur le continent. Le phénomène se produira le mercredi 12 août 2026, avec un pic d’obscurité attendu aux alentours de 20h20, heure de Paris.
Espagne et Islande : les zones de totalité
Pour observer le moment où le Soleil est masqué à 100 %, les spectateurs devront se trouver dans la bande de totalité. L’Espagne s’impose comme la destination phare, car l’éclipse traversera une grande partie du nord et du centre du pays, notamment Bilbao, Burgos, Saragosse et la périphérie de Madrid. En Islande, la bande effleure l’ouest du pays, incluant Reykjavik.

En Espagne, la durée de l’obscurité varie selon la position géographique. Selon des données publiées le 25 juillet 2026, certaines villes offriront plus d’une minute et demie de totalité :
| Ville | Durée de la totalité |
|---|---|
| Oviedo | 1 minute 48 secondes |
| León | 1 minute 45 secondes |
| Burgos | 1 minute 44 secondes |
| Soria | 1 minute 43 secondes |
| Palencia | 1 minute 42 secondes |
Le village de Calatañazor, dans la province de Soria, est particulièrement recommandé pour l’observation. Avec moins de 50 habitants, ce site offre une faible pollution lumineuse et des cieux ouverts. Le village se distingue également par son patrimoine, notamment un château construit entre les XIVe et XVe siècles et une pile baptismale du XIe siècle, rapporte Lanacion.
Observation en France : un Soleil masqué à plus de 90 %
Si la France ne se trouve pas sur la trajectoire de totalité, elle bénéficiera d’une éclipse partielle profonde. Le Soleil sera masqué à plus de 90 % sur l’ensemble du territoire, atteignant jusqu’à 99,5 % au Pays basque.
À Toulouse, le disque solaire sera masqué jusqu’à 97,8 %. L’éclipse y débutera vers 19h31 pour s’achever vers 21h02, avec un pic à 20h26. Pour l’occasion, l’association Planète Sciences Occitanie
organise une observation gratuite au club hippique de Pech-David de 18h00 à 21h30, où des télescopes avec filtres solaires seront mis à disposition, précise La Dépêche.
Un détail logistique est crucial : le phénomène se déroulant juste avant le crépuscule, le Soleil sera très bas sur l’horizon. Il est impératif de choisir un lieu avec un horizon ouest-nord-ouest totalement dégagé pour ne pas manquer l’événement.
Sécurité et phénomènes visuels
La NASA rappelle qu’il est dangereux de regarder directement le Soleil sans protection adaptée, sauf pendant les quelques instants de totalité.

Pour ceux situés dans la zone de totalité, le ciel s’obscurcira au point de rendre les étoiles et certaines planètes visibles. Selon Cronista, deux effets visuels brefs mais marquants sont attendus :
- Les perles de Baily : des éclats de lumière produits par les rayons solaires traversant les vallées lunaires.
- L’anneau de diamant : un point lumineux unique restant visible juste avant ou après la totalité.
Le Trío de Eclipses et les événements futurs
Il s’agira de l’éclipse solaire totale la plus longue du XXIe siècle, avec une phase de totalité atteignant 6 minutes et 23 secondes. Ce record s’explique par la proximité de la Lune avec la Terre (perigeo) et la position de la Terre proche de l’aphélie, rendant le Soleil légèrement plus petit.

Pour les observateurs en Espagne, la date du 12 août 2026 offre une double opportunité astronomique. La nuit du 12 au 13 août correspondra également au maximum d’activité des Perseïdes. L’Institut Geográfico Nacional (IGN) indique que la visibilité sera accrue cette année car le maximum coïncidera avec la nouvelle lune, rendant le ciel nocturne plus sombre, rapporte Infobae.
L’alignement parfait nécessaire à ce spectacle est rare. Selon l’organisme Espace des sciences, cité par La Dépêche, ce phénomène n’est jamais visible partout sur Terre et nécessite de se situer précisément dans le trajet de l’ombre de la Lune.
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