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EasyJet accepte offre de rachat Castlelake à 6,90 £ par action

L'accord à 6,90 £ par action validé par le conseil d'administration d'easyJet
La compagnie aérienne easyJet a annoncé son intention d’accepter une offre de rachat de 5,5 milliards de livres sterling formulée par la société d’investissement américaine Castlelake. Si la transaction aboutit, le transporteur britannique quittera la bourse pour devenir une société privée, marquant un tournant majeur pour le transporteur, basé à Luton.

L’accord à 6,90 £ par action validé par le conseil d’administration d’easyJet

Après plusieurs semaines de négociations et le rejet d’offres initiales jugées insuffisantes, le conseil d’administration d’easyJet s’est déclaré disposé à accepter un prix de 6,90 £ par action. Selon les informations publiées, cette valorisation représente une prime significative par rapport au cours de clôture de 5,58 £ enregistré vendredi dernier, qui valorisait alors l’entreprise à 4,2 milliards de livres sterling.

Le fondateur d’easyJet, Stelios Haji-Ioannou, dont la famille détient plus de 15 % du capital, pourrait retirer près de 800 millions de livres sterling de cette opération. Le processus de rachat a été accéléré par une série de pressions commerciales : la compagnie avait rejeté une première offre à 5,60 £ par action, puis une seconde à 6,50 £, estimant qu’elles sous-évaluaient l’activité.

Les avertissements sur résultats de Kenton Jarvis face à la flambée du carburant

EasyJet rejects takeover bid, raises new funds

La vulnérabilité d’easyJet face à une OPA s’est accentuée au cours de l’année. La compagnie a dû faire face à deux avertissements sur résultats au printemps, ainsi qu’à une dégradation de l’environnement macroéconomique. Le directeur général, Kenton Jarvis, avait notamment souligné en mars une baisse des réservations directement liée à la flambée des prix du carburant, conséquence du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

La concurrence reste acharnée sur le segment low-cost. EasyJet, qui emploie 19 000 personnes et opère depuis 164 aéroports dans 38 pays, doit maintenir ses marges face à des rivaux agressifs comme Ryanair, Wizz Air et Jet2. Castlelake, fondée par le banquier américain Rory O’Neill et spécialisée dans le crédit adossé à des actifs, semble miser sur une intégration de la flotte d’easyJet avec ses propres activités de leasing.

La fondation par Stelios Haji-Ioannou en 1995 et le modèle Southwest Airlines

Fondée en 1995 par Stelios Haji-Ioannou, easyJet a bâti son succès sur le modèle de la compagnie américaine Southwest Airlines, en utilisant l’élasticité-prix pour attirer une clientèle qui ne voyageait traditionnellement pas en avion. À ses débuts, la compagnie employait seulement 70 personnes et était basée dans un bâtiment de 1 400 mètres carrés à l’aéroport de Luton, mis à disposition gratuitement par l’exploitant aéroportuaire.

> « Castlelake a souligné son immense respect pour easyJet et ses employés, ainsi que son intention de soutenir sa croissance future et sa transformation en une compagnie aérienne européenne plus forte et plus résiliente pour le bénéfice de toutes les parties prenantes si la transaction aboutit. »
> Déclaration commune, Castlelake et easyJet

Malgré cette promesse de soutien, les intentions précises de Castlelake concernant la restructuration du personnel restent floues. Les analystes du secteur spéculent désormais sur une possible scission de la branche vacances d’easyJet. La finalisation de l’accord dépendra de l’extension du délai de clôture formelle demandée par les deux parties dimanche soir, alors que le marché surveille de près les prochaines étapes de ce passage au privé.

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La fondation par Stelios Haji-Ioannou en 1995 et le modèle Southwest Airlines

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