Le président américain Donald Trump a menacé l’Iran de représailles majeures après que les Houthis ont annoncé un blocus maritime en mer Rouge et attaqué des pétroliers saoudiens.
Les attaques des Houthis en mer Rouge et les menaces de Donald Trump
Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau cap lorsque les rebelles houthis, qui contrôlent le nord et l’ouest du Yémen, ont annoncé leur intention de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb. Selon les informations relayées par la presse, les rebelles ont revendiqué une opération militaire contre deux pétroliers saoudiens, identifiés comme l’Encelia et le Layla, au motif qu’ils auraient violé le blocus imposé aux ports du royaume.
Face à cette menace directe sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, au moins neuf navires commerciaux ont fait demi-tour dans la zone ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb pour éviter le secteur.
En réponse à ces actions, le président américain Donald Trump a immédiatement mis en cause Téhéran. Sur son réseau social Truth Social, il a averti que les États-Unis tiendraient l’Iran pour responsable de toute nouvelle attaque menée par ses supplétifs, menaçant le pays d’une punition militaire majeure. Il a également affirmé que les dommages causés aux navires seraient indemnisés au moyen d’actifs iraniens gelés et contrôlés par Washington.
Le rôle de l’Iran et les livraisons militaires au Yémen
Derrière les opérations des rebelles yéménites, les investigations confirment une implication directe des autorités iraniennes. D’après les détails fournis par Reuters, un vol de la compagnie iranienne Mahan Air a transporté le 13 juillet entre dix et vingt et un membres des Gardiens de la révolution islamique, incluant deux commandants de haut rang, ainsi que du matériel militaire et des équipements pour missiles et drones.
L’appareil n’ayant pu atterrir à Sanaa en raison d’une attaque des forces gouvernementales yéménites soutenues par l’Arabie saoudite, il a été dérouté vers le port de Hodeïdah. Le ministre yéménite de l’Information, Moammar al-Iryani, a confirmé cette assistance de Téhéran, soulignant que la mission de ces conseillers est de renforcer les capacités militaires de la milice et de préparer des actions contre la sécurité maritime internationale.
L’embrasement du détroit d’Ormuz et les répercussions sur les marchés pétroliers
Pendant que les tensions s’intensifient en mer Rouge, le théâtre des hostilités s’étend à l’autre extrémité de la péninsule arabique. L’armée américaine mène des bombardements quotidiens contre la République islamique, ciblant notamment des infrastructures dans les villes de Bouchehr, Ahvaz et Sirik.

En représailles, l’Iran maintient un quasi-verrouillage du détroit d’Ormuz, n’autorisant qu’un seul itinéraire le long de ses côtes et menaçant de s’en prendre à tout contrevenant. Les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir intercepté trois pétroliers dans cette voie stratégique, avertissant que le passage resterait fermé tant que les États-Unis poursuivront leurs opérations militaires.
Cette double menace sur le détroit de Bab el-Mandeb et le détroit d’Ormuz a immédiatement secoué les marchés énergétiques mondiaux. Comme le relève la couverture de la presse internationale, le baril de Brent a dépassé les 95 dollars pour atteindre son niveau le plus haut en près de six semaines, tandis que les prix de l’essence aux États-Unis ont repassé la barre des 4 dollars le gallon à l’approche des élections de mi-mandat en novembre.
Réactions diplomatiques et avertissements croisés entre Washington et Téhéran
La situation diplomatique reste bloquée malgré les efforts de médiation. Un haut fonctionnaire iranien a indiqué qu’une proposition de cessez-le-feu de 10 jours avait été présentée par des médiateurs, tandis que le ministre iranien de l’Intérieur, Eskandar Momeni, s’est rendu au Pakistan pour demander à Islamabad de poursuivre ses efforts de conciliation. Cependant, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé lors d’une réunion à Manila que l’Iran ne faisait pas preuve de sérieux dans les pourparlers, déclarant que les États-Unis feront ce qui est nécessaire pour protéger leurs intérêts et ceux de leurs alliés.
Abbas Araqchi a déclaré que leur doctrine de défense était claire, reposant sur la loi du talion, et que toute agression contre l’Iran, y compris contre leurs infrastructures, contraindrait le pays à une réponse puissante et décisive, tout en ajoutant que ceux qui contriburaient à une telle agression, quel que fût le type de soutien, seraient également considérés comme des cibles légitimes selon Abbas Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères, via The Straits Times.
En contrepartie, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araqchi, a également averti sur le réseau social X que la saisie d’avoirs nationaux pour régler des réclamations futures constituait un précédent incendiaire, avertissant que le chaos consécutif ne serait ni propre ni pacifique, alors que le conflit a déjà fait des dizaines de victimes civiles en Iran et endeuillé les forces armées américaines.
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