Leurs interventions sur le terrain mettent en lumière la préparation et les risques quotidiens du secourisme.
Les coulisses des interventions d’urgence avec les secouristes de l’ALS Paramedics
L’urgence commence bien avant que la sirène ne retentisse dans la circulation. Les équipes d’intervention de l’organisme ALS Paramedics débutent leur journée dès six heures du matin pour inspecter les véhicules et s’assurer que tout le matériel médical est opérationnel. Selon les informations rapportées par les médias locaux, cette rigueur quotidienne est indispensable face à l’imprévisibilité des appels de détresse.
Pour Matilda Nana Mhongo, secouriste en poste depuis 2019, chaque intervention apporte son lot d’inconnu. Le traitement nécessaire et la gravité réelle d’une situation ne se révèlent souvent qu’à l’arrivée sur les lieux, plaçant les équipes sous haute tension permanente. Lorsqu’un cas dépasse leur champ de compétence, la procédure impose de demander des renforts tout en poursuivant les gestes de stabilisation nécessaires.
La responsabilité de quelqu’un d’autre est une responsabilité énorme. Nous sommes de parfaits étrangers qui arrivent à un moment traumatisant et nous attendons des membres de la famille qu’ils nous fassent confiance. C’est une situation assez angoissante. Garrith Jamieson, directeur de l’ALS Paramedics
Le défi des tragédies et la réalité psychologique du métier de secouriste
Derrière les gyrophares se cache une charge émotionnelle lourde que les intervenants doivent apprendre à gérer. Thandolwethu Mbatha, active depuis 2016, garde en mémoire des interventions particulièrement marquantes, qu’il s’agisse d’une attaque de chiens ou du sauvetage dramatique d’un jeune enfant victime de noyade. Malgré la détresse rencontrée, la volonté de préserver des vies reste le moteur principal des équipes d’urgence.
Héros de la catastrophe naturelle au Népal : des interventions décisives
À des milliers de kilomètres de là, le pays a fait face à une dévastation majeure lorsque des coulées de boue et des inondations ont frappé le territoire le 26 août. Dans cette vallée particulièrement touchée, la capitaine Priya Adhikari est devenue la première femme pilote d’hélicoptère du pays à mener près de 100 missions de sauvetage en l’espace de six jours, évacuant des survivants dans des conditions d’atterrissage extrêmement périlleuses, le sol étant comme du ciment liquide.

D’autres citoyens ont fait preuve d’un sang-froid remarquable pour arracher des vies à la montée des eaux. À l’école secondaire Tribhuvan Trishuli de Bidur, Rajendra Dawadi a déclenché l’alerte dès la réception des premiers avertissements, permettant d’évacuer plus de 900 élèves et membres du personnel en l’espace de quatorze minutes seulement avant que l’ancien pont ne cède.
De son côté, le jeune Prabesh Nagarkoti, âgé de 20 ans, n’a pas hésité à retourner dans les zones inondées d’Angitar pour prêter main-forte à ses proches et à des inconnus, utilisant le tissu d’un vêtement traditionnel pour hisser des enfants en lieu sûr après avoir vu son village entier submergé en quelques secondes.
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