Des chercheurs suggèrent qu’un trou noir pourrait se diviser en deux

Une nouvelle recherche théorique publiée le 22 octobre 2026 dans le Physical Review D par des chercheurs de la France, de l’Italie et du Danemark, dont l’Université du Danemark Sud, examine l’éventualité théorique qu’une trou noir puisse se diviser en deux entités plus petites sous des conditions extrêmes.

Le rôle de la rotation et les lois de la thermodynamique

Jusqu’à présent, la physique considérait une telle scission comme quasi impossible en raison des principes fondamentaux régissant l’univers. Le second principe de la thermodynamique stipule que l’entropie globale d’un système isolé ne peut pas diminuer. Pour un trou noir statique, un fractionnement en deux masses réduites entraînerait une baisse de cette entropie, ce que la théorie physique proscrit.

Cependant, l’introduction de la rotation modifie cette perspective. Les observations indiquent qu’un trou noir tournant à un rythme extrêmement proche de sa limite maximale théorique pourrait autoriser, sous certaines conditions strictes, la naissance de deux objets distincts. Un obstacle majeur subsiste néanmoins : les deux fragments formés doivent s’éloigner suffisamment l’un de l’autre pour éviter une fusion immédiate, une exigence qui restreint fortement les cas de figure viables.

Dimensions supplémentaires et détection potentielle par le Fermi-LAT

L’équipe scientifique a également exploré des cadres théoriques moins conventionnels, impliquant des dimensions spatiales additionnelles ou des modifications dans le comportement de la gravité par rapport à la relativité générale d’Einstein. Dans ces contextes, la thermodynamique pourrait favoriser la séparation, en particulier lorsqu’un des nouveaux corps créés s’avère nettement plus petit que l’autre.

Cette configuration s’applique particulièrement aux trous noirs primordiaux, apparus au commencement du cosmos juste après le Big Bang. Les petits spécimens de ce type afficheraient une plus grande propension à de tels phénomènes que les structures massives actuelles. Pour valider ces hypothèses, les chercheurs étudient la possibilité d’employer des instruments d’observation comme le télescope à rayons gamma Fermi-LAT afin de détecter indirectement les signaux émis par ces fragments microscopiques.

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