Trump durcit l’étau sur Cuba en menaçant les fournisseurs de pétrole
WASHINGTON (AP) – L’administration Trump a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre Cuba, ciblant son approvisionnement en pétrole dans une tentative de faire pression sur le gouvernement de l’île. Cette décision intervient après la récente intervention américaine au Venezuela, qui a interrompu les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba.
Une ordonnance exécutive signée par le président Trump déclare une « urgence nationale » concernant Cuba, autorisant l’imposition de droits de douane aux pays fournissant du pétrole à La Havane. L’administration américaine accuse le gouvernement cubain de soutenir des « pays hostiles, des groupes terroristes transnationaux et des acteurs malveillants » qui menacent la sécurité nationale des États-Unis.
« Les politiques, pratiques et actions du gouvernement cubain sont conçues pour nuire aux États-Unis », affirme le texte de l’ordonnance.
Cette mesure pourrait avoir des répercussions importantes sur le Mexique, qui est devenu le principal fournisseur de pétrole de Cuba après l’arrêt des livraisons vénézuéliennes. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a défendu les envois de pétrole de son pays, les qualifiant d’aide humanitaire et de contrats commerciaux conclus par Pemex, la compagnie pétrolière nationale. Cependant, Pemex a suspendu les envois à Cuba mi-janvier.
Selon des données de Pemex publiées en décembre, le Mexique exportait en moyenne 17 200 barils de pétrole brut par jour vers Cuba, représentant 3,3 % de ses exportations totales.
L’annonce intervient alors que le président Trump affiche une attitude plus ferme envers Cuba, prédisant que le régime de l’île « va bientôt tomber ». Il a également qualifié Cuba de « nation au bord de l’effondrement ».
Le secrétaire d’État Marco Rubio a nuancé cette position, affirmant que Washington ne cherche pas à forcer un changement de régime à Cuba, bien qu’il souhaiterait un tel changement. « Nous aimerions le voir, mais cela ne signifie pas que nous allons provoquer un changement », a-t-il déclaré devant le Comité des relations étrangères du Sénat.
Les experts estiment que Cuba dispose de réserves de pétrole suffisantes pour environ 15 à 20 jours. Avant l’intervention américaine au Venezuela, Cuba recevait en moyenne 46 500 barils de pétrole brut par jour de ce pays. Le Mexique fournissait 17 200 barils par jour, mais les livraisons ont été interrompues en janvier. D’autres fournisseurs, comme la Russie et l’Algérie, ont également réduit leurs livraisons ces derniers mois.
L’impact de ces sanctions sur la population cubaine est une source de préoccupation croissante. L’accès à l’énergie est essentiel pour les services de base tels que la santé, l’éducation et les transports.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube expliquant la situation économique à Cuba : lien vers une vidéo pertinente]
[Intégration potentielle d’un post Instagram d’un journaliste sur le terrain à Cuba : lien vers un post pertinent]
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à isoler Cuba et à exercer une pression économique sur le gouvernement de l’île. L’efficacité de cette stratégie reste à voir, mais elle soulève des questions importantes sur l’avenir des relations entre les États-Unis et Cuba.
[Lien vers un article du Financial Times mentionné dans le texte original : lien vers l’article]
