Un homme identifié comme Nasire Best, âgé de 21 ans, a été abattu samedi 23 mai 2026 par des agents du Service secret après avoir ouvert le feu près de la Maison Blanche à Washington D.C. L’individu, connu des services de sécurité, a blessé un passant avant d’être neutralisé. Aucun membre du personnel protégé n’a été atteint.
Le déroulement de l’attaque près de l’édifice Eisenhower
L’incident a éclaté peu avant 18h00, heure locale, à l’intersection de la 17e rue et de l’avenue Pennsylvania NW, à proximité immédiate du complexe présidentiel et de l’édifice de bureaux exécutifs Eisenhower. Selon les informations rapportées par BioBioChile, Nasire Best a extrait une arme à feu d’un sac avant de viser un poste de sécurité. Les agents fédéraux ont immédiatement riposté, blessant mortellement l’assaillant, qui a été transporté dans un hôpital local où son décès a été prononcé.
Les journalistes présents sur place pour couvrir les activités présidentielles ont décrit une scène de chaos soudain. Comme l’a rapporté DW, de nombreux témoins ont cru entendre des feux d’artifice avant de réaliser la gravité de la situation. Reid Adrian, un touriste canadien présent sur les lieux, a témoigné :
“Escuchamos probablemente de 20 a 25 sonidos que parecían fuegos artificiales, pero eran disparos, y entonces todo el mundo empezó a correr.”
Reid Adrian, touriste canadien, via DW
La correspondante d’ABC News, Selina Wang, a également capturé l’audio des détonations alors qu’elle se jetait au sol pour se protéger, qualifiant le bruit de « dizaines de coups de feu ». Le complexe a été temporairement bouclé et les journalistes évacués vers la salle de presse.
Profil de l’assaillant et antécédents sécuritaires
Les autorités ont rapidement identifié Nasire Best, un résident du Maryland âgé de 21 ans, comme étant l’auteur des tirs. Selon les sources policières citées par la BBC, l’individu était déjà dans le radar des forces de l’ordre. Il possédait un historique documenté de troubles de santé mentale et avait déjà tenté de pénétrer dans le complexe présidentiel en juillet 2025, ce qui avait conduit à son arrestation et à une hospitalisation psychiatrique.
Des registres judiciaires consultés par les médias indiquent que Best avait déjà attiré l’attention en affirmant être Jésus-Christ. Sa présence régulière aux abords du périmètre de sécurité de la Maison Blanche était connue du Service secret. Avant l’attaque, des messages publiés sur ses réseaux sociaux, dont l’un déclarant « Soy el hijo de Dios » (Je suis le fils de Dieu), suggéraient une instabilité croissante.
Réaction présidentielle et mesures de sécurité
Bien que le président Donald Trump se trouvât à l’intérieur de la Maison Blanche au moment des faits, le chef des communications du Service secret, Anthony Guglielmi, a confirmé que la sécurité du dirigeant n’a jamais été compromise. Comme l’a rapporté Cooperativa.cl, le président a exprimé sa gratitude envers les agents fédéraux sur Truth Social :
Un homme armé a été abattu après avoir ouvert le feu près de la Maison Blanche.
“Gracias a nuestro excelente Servicio Secreto y a las fuerzas del orden por la rápida y profesional actuación de esta noche contra el pistolero cerca de la Casa Blanca.”
Donald Trump, président des États-Unis, via Truth Social
Le président a également souligné que l’assaillant possédait un « historial de violencia y una posible obsesión con el edificio más emblemático de nuestro país » (un historique de violence et une possible obsession pour le bâtiment le plus emblématique de notre pays). Il a profité de cette déclaration pour insister sur la nécessité de renforcer les protocoles de sécurité pour les futurs mandats présidentiels, rappelant que cet événement survient seulement un mois après une autre fusillade lors d’un événement officiel.
Conséquences immédiates et enquête en cours
En plus de l’assaillant, un passant a été blessé au cours de l’échange de tirs. Son état de santé demeure une information critique, bien que les détails sur son rétablissement n’aient pas été rendus publics par les agences fédérales. Aucun agent du Service secret n’a été touché par les balles.
Le FBI, sous la direction de Kash Patel, a déployé des agents pour soutenir le Service secret dans l’enquête, laquelle continue d’analyser les motivations précises de Best. Les rues adjacentes au lieu du drame sont restées fermées pendant plusieurs heures pour permettre les relevés balistiques. La Guardia Nacional a également été mobilisée pour renforcer la protection des accès, illustrant la tension palpable à Washington D.C. alors que les autorités tentent de déterminer comment un individu connu pour ses antécédents a pu s’approcher si près du périmètre de sécurité avec une arme chargée.
WASHINGTON (AP) — La présidence de Jerome Powell à la Réserve fédérale américaine est compromise par une enquête criminelle, mais sa position semble assurée à court terme malgré les efforts du président Donald Trump pour influencer la politique monétaire. Un juge fédéral a bloqué des assignations à comparaître émises à la Fed dans le cadre de cette enquête, estimant qu’elles avaient été motivées par une volonté de faire pression sur l’institution pour qu’elle réduise les taux d’intérêt, conformément aux demandes de longue date de Trump.
L’enquête, menée par la procureure de district de Washington, Jeanine Pirro, porte sur la rénovation à plusieurs milliards de dollars du siège de la Fed et sur le témoignage de Powell devant la commission bancaire du Sénat à ce sujet. Le juge James Boasberg a déclaré dans sa décision, rendue mercredi mais rendue publique vendredi, qu’il existait « une montagne de preuves » suggérant que les assignations à comparaître avaient été émises dans le but de forcer Powell à céder aux pressions de Trump.
Pirro a immédiatement annoncé que le ministère de la Justice ferait appel de cette décision, qu’elle a qualifiée d’« outrageuse ». Elle a affirmé lors d’une conférence de presse que Powell bénéficiait désormais d’une « immunité », une affirmation contestée.
L’affaire intervient à un moment délicat pour la Fed, qui est confrontée à la nécessité de maîtriser l’inflation tout en évitant de provoquer une récession. Trump a publiquement critiqué Powell à plusieurs reprises pour avoir augmenté les taux d’intérêt, estimant que cela nuisait à l’économie.
Le sénateur Thom Tillis, de Caroline du Nord, a bloqué la confirmation de Kevin Warsh au poste de successeur de Powell, tant que l’enquête fédérale ne sera pas close. Cette situation pourrait maintenir Powell en poste au-delà de la fin de son mandat en mai.
La décision du juge Boasberg et l’appel annoncé par le ministère de la Justice devraient donc prolonger la présence de Powell à la tête de la Fed.
Les marchés financiers avaient déjà revu à la baisse leurs attentes concernant des baisses de taux d’intérêt avant la guerre en Iran, et les coûts énergétiques en hausse devraient dissuader les décideurs de toute mesure d’assouplissement tant qu’il n’y aura pas plus de clarté sur la résolution du conflit.
Les responsables de la Fed, à l’exception de Stephen Miran et Christopher Waller, ont adopté une approche prudente en matière de nouvelles baisses de taux.
La Réserve fédérale n’a pas souhaité commenter cette affaire.
Semaine contrastée pour Trump : Gaza, Iran, et regards vers 2028
WASHINGTON – La semaine écoulée pour l’ancien président Donald Trump a été marquée par des avancées notables sur le front diplomatique, des tensions persistantes avec l’Iran, et des signaux politiques laissant entrevoir une possible course à la Maison Blanche en 2028. Malgré une semaine écourtée par les fêtes, l’ancien président a multiplié les initiatives, suscitant des réactions contrastées au sein de son propre camp.
Le retour de Mar-a-Lago à Washington lundi a été suivi de deux jours relativement calmes, avant une journée chargée jeudi. Trump a d’abord rencontré son nouveau “Board of Peace”, un groupe de conseillers chargé de superviser les efforts de reconstruction et de stabilisation de Gaza. Des promesses de milliards de dollars provenant de pays du Golfe ont été formulées, malgré l’absence de certains alliés clés. L’occasion a également été mise à profit pour adresser un avertissement ferme à l’Iran, lui accordant un délai de deux semaines pour parvenir à un accord.
Dans l’après-midi, Trump s’est rendu en Géorgie, visitant un restaurant et une aciérie, avant de prononcer un discours axé sur les progrès économiques. Un geste inattendu a également marqué la journée : l’ancien président a ordonné la déclassification de documents gouvernementaux concernant les ovnis et les phénomènes aériens non identifiés, suite à des déclarations de son prédécesseur, Barack Obama, affirmant croire à l’existence de vie extraterrestre. “Je ne sais pas s’ils sont réels ou non”, a déclaré Trump aux journalistes à bord d’Air Force One, ajoutant qu’il pourrait ainsi “sortir [Obama] des ennuis” en déclassifiant les documents.
Des analyses divergentes
Les commentateurs politiques se sont prononcés sur cette semaine riche en événements. Jed Babbin, contributeur au Washington Examiner, a attribué une note de “B plus” à la semaine de Trump, soulignant l’incertitude persistante concernant une éventuelle action militaire contre l’Iran. Il a également critiqué la décision de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) de revenir sur une évaluation de 2009 considérant certains gaz à effet de serre comme dangereux pour la santé publique, qualifiant cette décision de “non-sens climatique”. Babbin a également mis en avant l’importance du discours à venir de Trump devant le Congrès, se demandant s’il y dévoilera des plans concrets pour l’avenir.
John Zogby, fondateur du Zogby Survey, a adopté une perspective plus critique, attribuant une note de “D” à la semaine de Trump. Il a pointé du doigt le ralentissement de la croissance du PIB américain, le creusement du déficit commercial, et la détérioration de l’image des États-Unis à l’étranger, notamment au Canada, où une majorité de Canadiens considèrent désormais les États-Unis comme une menace plutôt qu’un allié. Zogby a également souligné l’opposition majoritaire des Américains à une action militaire contre l’Iran.
Dynamiques internes et regards vers l’avenir
Lors de son discours devant le “Board of Peace”, Trump a mis en lumière les styles contrastés de deux figures potentiellement importantes pour 2028 : JD Vance, son vice-président, et Marco Rubio, son secrétaire d’État et conseiller à la sécurité nationale. Il a décrit Vance comme un homme “un peu dur”, nécessitant parfois d’être “ralenti”, tandis que Rubio, selon ses propres termes, agit avec “un gant de velours, mais c’est une arme fatale”. Le résultat, a-t-il souligné, est le même. Ces remarques alimentent les spéculations sur une éventuelle candidature de Vance et Rubio à la vice-présidence en 2028.
Trump durcit l’étau sur Cuba en menaçant les fournisseurs de pétrole
WASHINGTON (AP) – L’administration Trump a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre Cuba, ciblant son approvisionnement en pétrole dans une tentative de faire pression sur le gouvernement de l’île. Cette décision intervient après la récente intervention américaine au Venezuela, qui a interrompu les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba.
Une ordonnance exécutive signée par le président Trump déclare une « urgence nationale » concernant Cuba, autorisant l’imposition de droits de douane aux pays fournissant du pétrole à La Havane. L’administration américaine accuse le gouvernement cubain de soutenir des « pays hostiles, des groupes terroristes transnationaux et des acteurs malveillants » qui menacent la sécurité nationale des États-Unis.
« Les politiques, pratiques et actions du gouvernement cubain sont conçues pour nuire aux États-Unis », affirme le texte de l’ordonnance.
Cette mesure pourrait avoir des répercussions importantes sur le Mexique, qui est devenu le principal fournisseur de pétrole de Cuba après l’arrêt des livraisons vénézuéliennes. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a défendu les envois de pétrole de son pays, les qualifiant d’aide humanitaire et de contrats commerciaux conclus par Pemex, la compagnie pétrolière nationale. Cependant, Pemex a suspendu les envois à Cuba mi-janvier.
Selon des données de Pemex publiées en décembre, le Mexique exportait en moyenne 17 200 barils de pétrole brut par jour vers Cuba, représentant 3,3 % de ses exportations totales.
L’annonce intervient alors que le président Trump affiche une attitude plus ferme envers Cuba, prédisant que le régime de l’île « va bientôt tomber ». Il a également qualifié Cuba de « nation au bord de l’effondrement ».
Le secrétaire d’État Marco Rubio a nuancé cette position, affirmant que Washington ne cherche pas à forcer un changement de régime à Cuba, bien qu’il souhaiterait un tel changement. « Nous aimerions le voir, mais cela ne signifie pas que nous allons provoquer un changement », a-t-il déclaré devant le Comité des relations étrangères du Sénat.
Les experts estiment que Cuba dispose de réserves de pétrole suffisantes pour environ 15 à 20 jours. Avant l’intervention américaine au Venezuela, Cuba recevait en moyenne 46 500 barils de pétrole brut par jour de ce pays. Le Mexique fournissait 17 200 barils par jour, mais les livraisons ont été interrompues en janvier. D’autres fournisseurs, comme la Russie et l’Algérie, ont également réduit leurs livraisons ces derniers mois.
L’impact de ces sanctions sur la population cubaine est une source de préoccupation croissante. L’accès à l’énergie est essentiel pour les services de base tels que la santé, l’éducation et les transports.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube expliquant la situation économique à Cuba : lien vers une vidéo pertinente]
[Intégration potentielle d’un post Instagram d’un journaliste sur le terrain à Cuba : lien vers un post pertinent]
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à isoler Cuba et à exercer une pression économique sur le gouvernement de l’île. L’efficacité de cette stratégie reste à voir, mais elle soulève des questions importantes sur l’avenir des relations entre les États-Unis et Cuba.
[Lien vers un article du Financial Times mentionné dans le texte original : lien vers l’article]
Les Républicains misent sur des candidats démocrates jugés trop à gauche pour les élections de mi-mandat
Washington – Alors que les élections de mi-mandat approchent à grands pas, les stratèges républicains voient une opportunité inattendue de conserver le contrôle de la Chambre des représentants. Leur stratégie repose sur l’émergence de candidats démocrates aux positions politiques très à gauche, susceptibles d’aliéner les électeurs centristes et même certains républicains modérés.
Selon un document interne républicain consulté par Washington Secrets, le parti cible six candidats démocrates en particulier, qu’il considère comme des cibles privilégiées. L’analyse souligne une tendance croissante au sein du Parti démocrate, où les candidats progressistes remportent de plus en plus de primaires, au détriment de profils plus modérés.
“L’insurrection socialiste remodèle les fondations des primaires démocrates, et elle remodèle le champ de bataille,” indique le document. “Il devient clair que la plus grande menace pour les démocrates de reconquérir la Chambre, c’est leur propre base.”
Bien que les élections de mi-mandat soient traditionnellement défavorables au parti au pouvoir – 18 des 20 dernières élections de mi-mandat depuis 1946 ont vu le parti présidentiel perdre des sièges – les républicains estiment que la polarisation croissante du paysage politique pourrait jouer en leur faveur. Ils n’ont besoin que de retourner cinq sièges pour reprendre le contrôle de la Chambre.
Les cibles républicaines : un aperçu
Californie (CA-22) : Randy Villegas, qui défie le représentant David Valadao, est un fervent partisan de l’économie populiste et est affilié au Working Families Party. Il bénéficie du soutien de personnalités de la gauche comme le sénateur Bernie Sanders.
Colorado (CO-08) : Manny Rutinel, qui défie le représentant Gabe Evans, affiche un bilan de vote résolument progressiste au sein de la législature du Colorado.
Californie (CA-48) : Ammar Campa-Najjar, qui défie le représentant Darrell Issa, est décrit comme un progressiste de la classe ouvrière. Il a déjà tenté de remporter ce siège à trois reprises, sans succès.
Michigan (MI-07) : William Lawrence, qui défie le représentant Tom Barrett, est un fondateur du mouvement Sunrise, un groupe militant pour le climat qui a soutenu des figures de proue de la gauche comme Alexandria Ocasio-Cortez.
Nebraska (NE-02) : John Cavanaugh, qui se présente pour remplacer le représentant Don Bacon, a un historique de votes très à gauche au sein de la législature du Nebraska.
New York (NY-17) : Peter Chatzky, qui défie le représentant Mike Lawler, a exprimé son soutien à une couverture santé universelle et a salué le travail du maire socialiste de New York, Zohran Mamdani.
L’influence grandissante des progressistes
Cette tendance à l’émergence de candidats progressistes est attribuée en partie à l’influence de groupes comme Leaders We Deserve, fondé par David Hogg, un survivant de la fusillade de Parkland, et à des figures comme Zohran Mamdani, dont le succès à New York a inspiré d’autres candidats de gauche.
Melania Trump appelle à l’unité
Dans un contexte politique tendu, l’ancienne Première dame Melania Trump a appelé à l’unité lors d’une apparition à la Bourse de New York pour promouvoir son nouveau film, Melania. Elle a souligné le pouvoir du cinéma pour rassembler les gens et créer des souvenirs durables.
Raytheon refuse de céder aux pressions de Trump
L’ancien président Donald Trump a récemment critiqué les entreprises de défense, notamment Raytheon, pour leur lenteur à répondre aux besoins militaires et leur propension à privilégier les dividendes des actionnaires plutôt que les investissements dans la production. Cependant, le PDG de Raytheon, Christopher Calio, a affirmé lors d’un appel aux résultats que l’entreprise restait “engagée envers le dividende”, soulignant l’importance de ces paiements pour ses actionnaires.
L’évolution de ces dynamiques politiques promet une campagne de mi-mandat passionnante et potentiellement décisive pour le contrôle de la Chambre des représentants. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si la stratégie républicaine portera ses fruits et si les électeurs seront sensibles aux positions politiques des candidats démocrates.
Tension transatlantique : Trump relance la polémique autour de bases militaires et de souveraineté insulaire
Londres – Une crise diplomatique inattendue s’est ravivée entre le Royaume-Uni et les États-Unis, centrée sur des questions de souveraineté insulaire et de bases militaires stratégiques, après un revirement tardif du président américain Donald Trump. Ce qui semblait être un apaisement négocié par le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est effondré suite à une publication nocturne sur le réseau social Truth Social, relançant les tensions au sein de l’OTAN.
Lundi soir, les responsables britanniques pensaient avoir désamorcé une crise naissante concernant le déploiement de troupes européennes à Nuuk, capitale du Groenland, et l’avenir des îles Chagos, un archipel de l’océan Indien abritant une base militaire américaine cruciale à Diego Garcia. Starmer avait apparemment convaincu Trump que les troupes européennes déployées au Groenland ne constituaient pas une menace pour les intérêts américains, mais plutôt une initiative visant à renforcer la défense de l’île face à la montée des activités russe et chinoise dans l’Arctique.
L’accord semblait reposer sur une combinaison de diplomatie habile, de flatterie et d’une invitation du roi Charles III à Trump, ce dernier ayant manifesté un grand respect pour le monarque britannique lors de sa visite d’État l’année dernière.
Cependant, à 1h38 du matin, heure locale, Trump a brisé cet équilibre fragile en publiant un message virulent sur Truth Social, dénonçant la décision britannique de céder la souveraineté des îles Chagos à Maurice. Il a qualifié cette décision de « choquante » et a accusé le Royaume-Uni de « donner » une base militaire vitale aux États-Unis « pour aucune raison valable ».
Cette attaque surprise a pris les responsables britanniques au dépourvu. L’accord de restitution des Chagos à Maurice est conforme au droit international et vise à sécuriser la base américaine de Diego Garcia pour un siècle, mais Trump semble ignorer ces détails. Il avait d’ailleurs minimisé l’importance de cette question lors d’une conversation avec des journalistes à bord d’Air Force One l’année précédente.
La situation est d’autant plus délicate que le Premier ministre Starmer a été interrogé à deux reprises sur la possibilité d’une intervention du roi Charles III pour apaiser Trump, notamment en annulant sa visite prévue à Washington en avril. Il a refusé de répondre directement, insistant sur la nécessité d’une approche « pragmatique » et de défendre les intérêts nationaux du Royaume-Uni.
Cette crise met en lumière la complexité des relations avec l’administration Trump, qui exige une approche à la fois respectueuse et stratégique. L’Union européenne est confrontée à un dilemme : soit négocier avec fermeté en utilisant son poids économique, soit céder aux pressions américaines.
L’incident soulève également des questions plus larges sur la stabilité de l’alliance transatlantique et la capacité des États-Unis à maintenir des relations constructives avec ses alliés. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a d’ailleurs critiqué les dirigeants européens pour leur attitude jugée trop conciliante envers Trump, les accusant de « distribuer des couronnes » sans obtenir de concessions en retour. (Voir : https://www.washingtonexaminer.com/policy/foreign-policy/4425167/newsom-rants-european-leaders-rolling-over-trump-handing-out-crowns).
L’avenir de la relation entre le Royaume-Uni et les États-Unis reste incertain. La capacité de Starmer à naviguer dans cette situation délicate et à préserver les intérêts britanniques sera cruciale pour la stabilité de l’alliance occidentale.
Nuuk, un jeu de lettres ?
En marge de cette crise diplomatique, le Washington Examiner propose un jeu de lettres : Nuuk, la capitale du Groenland, est unique car elle ne contient aucune lettre pouvant être « colorée » (aucun O ou R avec un trou). Le défi lancé aux lecteurs est de trouver quatre autres capitales mondiales partageant cette caractéristique. Les réponses peuvent être envoyées à [email protected].