La présidence sud-coréenne a exigé des excuses officielles de Kiev après qu’une annonce de Volodymyr Zelensky à l’ONU a révélé le transfert secret de deux soldats nord-coréens capturés en Ukraine, déclenchant une crise diplomatique entre les deux pays sur la péninsule.
La tension diplomatique monte entre Séoul et Kyiv. Le gouvernement sud-coréen a publiquement exigé des explications et une explication et des excuses officielles de la part de l’Ukraine. En cause : la divulgation unilatérale d’un accord confidentiel concernant deux prisonniers de guerre nord-coréens transférés vers la Corée du Sud.
Une capture sur le front ukrainien dans la région russe de Koursk
L’affaire trouve son origine sur le front ukrainien. L’un d’eux a indiqué avoir travaillé dans une unité de reconnaissance et avoir été enrôlé dès l’âge de dix-sept ans.
Le discours de Volodymyr Zelensky à l’ONU brise le secret
Pour Séoul, cette prise de parole publique constitue une rupture caractérisée des engagements pris entre les deux gouvernements. Le secrétaire présidentiel sud-coréen aux relations publiques, Seong Ghi-hong, a qualifié l’acte de très grave
et accusé l’exécutif ukrainien d’avoir diffusé de fausses déclarations niant l’existence d’un pacte de confidentialité.
La réplique de Kyiv face aux exigences de Séoul
Face aux remontrances de Séoul, la présidence ukrainienne a défendu sa démarche par la voix de son conseiller Dmytro Lytvyn. L’exécutif ukrainien a affirmé qu’il aurait paru étrange
de garder un tel transfert totalement occulte, tout en soulignant que le pays restait ouvert et n’avait fourni que des détails partiels sans exposer l’intégralité du processus de transfert.

Les impératifs de la Constitution sud-coréenne
Du côté de la Corée du Sud, l’accueil de ces déserteurs obéit à des impératifs juridiques stricts. En vertu de la Constitution sud-coréenne, tout citoyen originaire de la péninsule, qu’il provienne du Nord ou du Sud, est considéré comme un ressortissant à part entière. Les services du président ont rappelé que la gestion de ce dossier relevait de sensibilités diplomatiques et sécuritaires majeures, redoutant notamment des représailles ou des pressions accrues sur les familles restées en Corée du Nord.

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