Home NouvellesColonoscopie à 47 ans : un rappel vital

Colonoscopie à 47 ans : un rappel vital

Colonoscopie à 47 ans : un appel à la prévention, surtout pour les hommes latino-américains

Los Angeles, Californie – Gustavo Arellano, chroniqueur pour le Los Angeles Times, a récemment transformé son 47e anniversaire en un rappel poignant de l’importance du dépistage du cancer colorectal. Son expérience personnelle, partagée avec une honnêteté désarmante, met en lumière un problème de santé publique croissant, en particulier au sein de la communauté latino-américaine.

Arellano a décidé de subir une colonoscopie, un examen souvent redouté, après avoir repoussé les recommandations médicales pendant des années. “J’ai toujours trouvé une excuse,” confie-t-il. “Trop occupé, des bilans annuels rassurants, une alimentation relativement saine… J’étais un pendejo,” un terme qu’il utilise pour décrire son propre retard.

Ce retard est d’autant plus préoccupant que les statistiques sont alarmantes. Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer aux États-Unis. Plus inquiétant encore, l’incidence du cancer colorectal augmente chez les personnes de moins de 50 ans. Les recommandations officielles ont d’ailleurs été revues en 2021, abaissant l’âge de dépistage à 45 ans, que ce soit par un test à domicile ou par une coloscopie.

Mais l’inégalité d’accès aux soins et les barrières culturelles aggravent la situation pour certaines populations. Selon l’American Cancer Society, seulement 46% des hommes latino-américains sont à jour dans leurs dépistages, contre 60% des hommes blancs. Chez les hommes latino-américains âgés de 45 à 49 ans, ce chiffre tombe à seulement 9%, comparativement à 20% pour leurs homologues blancs. L’American Cancer Society pointe du doigt le “racisme structurel, une probabilité plus élevée de pauvreté et les barrières linguistiques” comme facteurs explicatifs.

L’histoire d’Arellano résonne particulièrement avec les expériences de sa famille. Sa mère est décédée d’un cancer de l’ovaire après que ses préoccupations de santé ont été ignorées par les médecins. Il a également perdu des camarades de classe atteints de leucémie. Ces tragédies, combinées à ses propres douleurs abdominales récurrentes, auraient dû le sensibiliser à l’importance du dépistage.

La colonoscopie elle-même s’est avérée moins intimidante qu’il ne l’imaginait. La préparation, qui consiste à boire un liquide purgeant, a été rendue plus supportable grâce à un additif aromatisé aux agrumes. L’examen, réalisé sous anesthésie, a duré une demi-heure et n’a causé aucune douleur.

Cependant, la découverte de trois polypes a été un choc. Bien que les biopsies soient en cours, cette découverte souligne l’importance du dépistage précoce. “J’aurais dû faire une coloscopie lorsque mon médecin me l’a suggéré il y a un an et demi,” regrette Arellano.

Son expérience a également suscité une prise de conscience au sein de son cercle d’amis, le “Mexiclan”. Des messages de soutien et des témoignages similaires ont afflué, prouvant que le sujet du dépistage du cancer colorectal est souvent tabou, mais qu’il est crucial d’en parler.

Le père d’Arellano, qui a lui-même survécu à un cancer des testicules, a été inspiré par l’expérience de son fils et envisage de se faire dépister à nouveau. “Ils font faire ça aux jeunes maintenant, c’est bien. Tu seras bien,” l’a-t-il rassuré.

L’histoire d’Arellano est un appel à l’action. Elle rappelle que le dépistage du cancer colorectal peut sauver des vies, et qu’il est particulièrement important pour les hommes latino-américains, qui sont plus susceptibles de développer cette maladie et moins susceptibles de se faire dépister.

Pour en savoir plus sur le cancer colorectal et le dépistage :

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.