Une élève du lycée Vieljeux de La Rochelle a contracté le chikungunya après un voyage à l’étranger. Face à ce cas importé, l’Agence régionale de santé a ordonné des opérations de démoustication ciblées prévues dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans l’établissement et autour de deux autres zones.
La découverte d’un cas de chikungunya en Charente-Maritime a déclenché une réponse sanitaire immédiate. Une lycéenne scolarisée au lycée Vieljeux à La Rochelle a contracté le virus à son retour d’un voyage à l’étranger, selon les informations confirmées par les services de santé locaux.
La direction de l’établissement a prévenu les familles par un message envoyé un samedi, après avoir reçu l’information la veille. Il s’agit d’un cas importé, ce qui signifie que la jeune fille a été contaminée en dehors du département et ne s’est pas infectée sur place.
Opérations de démoustication ciblées autour du lycée Vieljeux et de La Pallice
Pour éviter toute transmission locale du virus par l’intermédiaire du moustique tigre (Aedes albopictus), les autorités sanitaires ont programmé des opérations d’épandage d’insecticide. Les traitements se dérouleront dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026, entre minuit et six heures du matin.
L’intervention cible précisément trois zones distinctes dans un rayon de 150 mètres :
- Tous les espaces extérieurs du lycée Vieljeux à La Rochelle.
- Le quartier de La Pallice, autour du boulevard Émile-Delmas et de l’avenue Denfert-Rochereau, où se trouve le cabinet médical consulté par la lycéenne.
- La commune de l’agglomération rochelaise où réside l’adolescente.
Un véhicule spécialisé circulera pour pulvériser un brouillard insecticide par nébulisation afin d’éliminer les moustiques adultes présents dans ces secteurs.
Le rôle du service départemental de démoustication et de l’ARS
Les opérations de terrain sont pilotées par le service de démoustication du département de la Charente-Maritime, qui agit en tant que prestataire pour l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine dans le cadre des marchés publics. Sébastien Chouin, chef du service démoustication, a apporté des précisions sur le fonctionnement de la transmission et le protocole mis en place.

Mais si un moustique-tigre venait à la piquer à nouveau, il serait alors porteur du virus du chikungunya et pourrait transmettre la maladie à une autre personne s’il venait à la piquer. C’est une période à risque.
Sébastien Chouin, chef du service démoustication du département de la Charente-Maritime, via Sudouest
L’intervention rapide des équipes sanitaires s’explique par le cycle biologique du vecteur. Interrogé sur le terrain, le responsable technique s’est voulu rassurant en expliquant que l’insecte a besoin de plusieurs jours après avoir piqué une personne infectée avant de pouvoir transmettre le virus à un tiers.
Inquiétudes des familles et recommandations sanitaires en Charente-Maritime
L’annonce de cette contamination a provoqué des réactions d’inquiétude parmi les parents d’élèves. Certains ont rapporté que plusieurs jeunes s’étaient fait piquer à de multiples reprises ces derniers temps dans l’enceinte de l’établissement, redoutant l’apparition d’autres cas en raison d’une éventuelle période de contagion antérieure.
Pour pallier ces risques, les autorités recommandent aux élèves, aux parents et aux personnels du lycée Vieljeux de porter des vêtements amples et couvrants, protégeant à la fois les bras et les jambes contre les piqûres de moustiques.
Les services départementaux rappellent par ailleurs leur habitude de ce type d’interventions estivales et automnales, soulignant que le département est intervenu à de nombreuses reprises au cours des dernières années, notamment en 2023 près du lycée militaire de Thénac et à travers des dizaines d’opérations menées en 2025.
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