Percée médicale : Une nouvelle piste pour vaincre le “brouillard cérébral” post-thérapie CAR-T
New York, États-Unis – Des chercheurs ont identifié un mécanisme clé responsable des troubles cognitifs, communément appelés “brouillard cérébral”, qui surviennent chez certains patients après une thérapie par cellules CAR-T, une immunothérapie prometteuse contre le cancer. L’étude,menée par l’Université de New York,ouvre la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour atténuer ces effets secondaires invalidants.
L’équipe de recherche a découvert que la thérapie CAR-T peut activer de manière excessive les cellules microgliales dans le cerveau. Ces cellules, normalement chargées de la défense immunitaire cérébrale, deviennent hyperactives et perturbent les fonctions cognitives.
Dans des expériences sur des souris, les chercheurs ont démontré que l’épuisement temporaire de ces microgliales activées, sur une période de deux semaines, permettait de restaurer les capacités cognitives des animaux.De manière surprenante, après cette période d’épuisement, les microgliales revenaient à un état normal et non réactif.
Une deuxième approche, également efficace, consistait à bloquer les signaux de chimiokines – des molécules de signalisation inflammatoire – qui contribuent à l’activation des microgliales. L’administration d’un médicament bloquant un récepteur spécifique de ces chimiokines a suffi à améliorer significativement la cognition des souris.
“cette recherche illustre qu’il existe un principe unificateur qui sous-tend les syndromes de brouillard cérébral”, a déclaré le Dr. Monje, principal auteur de l’étude. “nous avons non seulement identifié les cellules au cœur de cette physiopathologie, mais nous avons également trouvé une cible moléculaire que nous pouvons étudier pour la traiter.”
Les chercheurs explorent maintenant des moyens de transposer ces stratégies, l’épuisement temporaire de la microglie ou l’interruption des signaux de chimiokines, chez les patients humains ayant subi une thérapie CAR-T.
Implications et perspectives :
Le “brouillard cérébral” est un effet secondaire de plus en plus reconnu de nombreuses thérapies contre le cancer, notamment les immunothérapies. il se manifeste par des toughés de concentration, des problèmes de mémoire et une fatigue intellectuelle, impactant significativement la qualité de vie des patients. Cette étude offre un nouvel espoir en identifiant des cibles thérapeutiques potentielles pour contrer ces effets indésirables et permettre aux patients de profiter pleinement des bénéfices de ces traitements innovants. La recherche a bénéficié du soutien financier de nombreuses organisations, notamment la Gatsby Charitable Foundation, le National Institutes of Health et le Parker Institute for cancer Immunotherapy.
