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Boris Mijič: Mesec exige sa démission pour corruption systémique

Les accusations de corruption systémique contre Boris Mijič

Le sokoordinator de Levica, Luka Mesec, a exigé le 23 juin 2026 la démission immédiate du député Boris Mijič. Cette demande fait suite à des révélations sur les dettes fiscales et les pratiques illégales de Mijič, ancien dirigeant de l’entreprise Progros, alors que la coalition au pouvoir est critiquée pour son incapacité à agir face à ces soupçons de corruption.

Les accusations de corruption systémique contre Boris Mijič

Le député Boris Mijič, membre du parti Resnica, se retrouve au cœur d’une tempête politique après la mise en lumière de sa gestion passée au sein de l’entreprise Progros. Selon les informations rapportées par 24ur.com, Mijič est accusé de devoir plusieurs dizaines de milliers d’euros à ses anciens employés, ainsi que plus de 30 000 euros à l’Administration fiscale de la République de Slovénie (FURS).

Les accusations de corruption systémique contre Boris Mijič
Photo: Delo.si
Les accusations de corruption systémique contre Boris Mijič
Photo: rtvslo.si

Plus grave encore, Luka Mesec a souligné que Mijič aurait falsifié des signatures pour radier ses employés des assurances sociales sans leur consentement, un acte qui a conduit la police à ouvrir des enquêtes dès l’année dernière. Le député est également soupçonné d’avoir dissimulé sa participation dans Progros à la Commission pour la prévention de la corruption (KPK) lors de son entrée en fonction. Comme l’a rapporté rtvslo.si, ces éléments suggèrent une violation grave de la loi sur l’intégrité et la prévention de la corruption. En Slovénie, la loi sur l’intégrité impose aux élus une transparence totale sur leurs intérêts financiers privés afin de prévenir les conflits d’intérêts. L’omission délibérée de telles informations dans la déclaration de patrimoine constitue une infraction administrative majeure pouvant entraîner des sanctions pécuniaires et, dans certains cas, politiques.

La réponse de Zoran Stevanović : entre défense et contre-attaque

Face à la pression croissante, Zoran Stevanović, président de Resnica, a tenté de protéger son député tout en déplaçant le débat sur le terrain politique. Il a annoncé que le conseil du parti avait adopté plusieurs résolutions, notamment une aide personnelle de Mijič pour rembourser les dettes. Stevanović a déclaré : « Je ressens une responsabilité morale de couvrir les travailleurs, et j’aimerais beaucoup que tous ceux qui défendent les droits des travailleurs s’inspirent de moi. », selon les propos relayés par n1info.si.

Cependant, Stevanović a également ouvert un nouveau front en accusant Luka Mesec d’avoir lui-même failli dans ses fonctions de ministre du Travail par le passé. Il pointe du doigt le dossier « SSI Schäfer », où des dizaines de travailleurs auraient été lésés entre 2014 et 2020. D’après Dnevnik, Stevanović qualifie la demande de démission de Mijič de « jet de petites bombes » visant à masquer une « bombe » bien plus importante concernant la gestion passée de Mesec.

Le cadre juridique et les enjeux de transparence

La polémique autour de Boris Mijič soulève des questions fondamentales sur la responsabilité des élus dans la gestion de leurs entreprises privées. Le système politique slovène, régi par le Code d’éthique des députés, exige que les représentants de la nation maintiennent une conduite exemplaire, tant dans leur vie publique que privée. Lorsqu’un député est impliqué dans des procédures de faillite ou des litiges salariaux, la question de sa capacité à légiférer sur les droits du travail devient centrale.

Le cadre juridique et les enjeux de transparence
Photo: Dnevnik
Le cadre juridique et les enjeux de transparence
Photo: 24ur.com

La Commission pour la prévention de la corruption (KPK) joue ici un rôle pivot. En tant qu’organe indépendant, elle est chargée de surveiller l’intégrité des fonctionnaires. Lorsqu’une enquête est ouverte, elle peut mener des audits sur les actifs et les revenus, comparant les déclarations officielles aux réalités financières. Le cas de Mijič illustre les limites de l’auto-déclaration, poussant les partis d’opposition, comme Levica, à réclamer des mécanismes de contrôle plus robustes pour éviter que des élus ne se servent de leur immunité parlementaire comme bouclier contre des poursuites liées à leurs activités entrepreneuriales passées.

Vers une confrontation parlementaire

La tension ne retombe pas, car Levica, soutenue par des députés de Svoboda, a officiellement demandé une session urgente du comité parlementaire pour l’économie, le travail et les sports. L’objectif est triple : interroger la violation du code d’éthique des députés par Mijič, saisir officiellement la KPK, et réitérer l’exigence de démission.

Comme l’a noté Delo.si, ce conflit au sommet de l’État constitue une lueur d’espoir pour les travailleurs lésés. Si la bataille politique entre Mesec et Stevanović est virulente, elle met en lumière les défaillances des mécanismes de contrôle dans le secteur de la construction et au-delà. La gestion des arriérés de salaires et les pratiques de radiation des assurances sociales, souvent dénoncées par les syndicats, sont au cœur des préoccupations. Pour l’heure, Boris Mijič reste en poste, alors que les procédures judiciaires suivent leur cours, testant ainsi la crédibilité des promesses électorales de la coalition gouvernementale en matière de lutte contre la corruption. La session parlementaire à venir sera un test crucial pour déterminer si le corps législatif est capable de sanctionner ses propres membres lorsque des preuves de mauvaise gestion et de manquements éthiques sont portées à sa connaissance.

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