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Rubio frappe GAESA : sanctions ciblent 5 entités cubaines et l’épouse d’Alejandro Castro Espín

Les piliers industriels et financiers ciblés par Washington

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a imposé, ce mardi 23 juin 2026, de nouvelles sanctions contre cinq entités cubaines et la femme d’Alejandro Castro Espín. Ces mesures, fondées sur l’ordre exécutif 14404, visent à couper les revenus du régime et les ressources financières du conglomérat GAESA dans l’hémisphère.

Les piliers industriels et financiers ciblés par Washington

Les piliers industriels et financiers ciblés par Washington
Le Département d’État américain a élargi sa liste de pressions économiques en visant des secteurs stratégiques de l’économie de l’île. Comme l’a rapporté La Jornada, les sanctions frappent notamment la plus grande entreprise sidérurgique du pays, l’Empresa Siderúrgica José Martí, plus connue sous le nom d’Antillana de Acero. L’offensive américaine s’étend également aux secteurs de la logistique et de l’extraction minière. Les entités placées sous le coup de ces mesures incluent :
  • Almacenes Universales, le bras logistique duconglomérat GAESA ;
  • Geominera, une firme étatique du secteur minier ;
  • Rafin et le Banco Financiero Internacional, deux institutions financières ;
  • Empresa Siderúrgica José Martí (Antillana de Acero).
Ces restrictions interdisent à ces entreprises de contracter toute relation économique avec des partenaires américains. Elles perdent également l’accès au système financier des États-Unis, et toute propriété ou actif détenu sur le territoire américain est désormais bloqué.

L’influence de GAESA sur les ressources du régime

Au cœur de cette stratégie se trouve le Groupe d’administration des entreprises SA (GAESA). Selon les informations de Cubadebate, le gouvernement américain considère ce conglomérat militaire-entreprise comme la principale source de revenus de l’État cubain. Le secrétaire d’État a explicitement lié ces institutions financières à la structure de pouvoir en place. Marco Rubio a précisé que Rafin et le Banco Financiero Internacional sont des « institutions financières liées à Gaesa » chargées de « déplacer de l’argent au nom du régime ».

« Aujourd’hui, je désigne cinq entités cubaines qui génèrent des revenus pour le régime cubain, y compris trois associées au Groupe d’administration des entreprises SA (GAESA), précédemment désigné, et un membre de la famille Castro, conformément à l’ordre exécutif (OE) 14404 du président Trump, du 1er mai 2026 », a déclaré Marco Rubio via un communiqué officiel.

L'influence de GAESA sur les ressources du régime
Photo: France 24
Marco Rubio, Secrétaire d’État L’administration Trump cherche, par ces actions, à démanteler ce qu’elle qualifie de moteur économique de la répression.

« GAESA continue de fonctionner comme le muscle financier derrière l’appareil répressif de sécurité du régime cubain ».

Marco Rubio, Secrétaire d’État

Sanctions contre la famille Castro et tensions diplomatiques

Rubio announces new Cuba sanctions
Le volet personnel de ces mesures cible directement le cercle familial de l’ancien dirigeant Raúl Castro. Annalie Lilliam Rueda Cardero, l’épouse d’Alejandro Castro Espín, a été ajoutée à la liste des personnes sanctionnées. Cette décision s’inscrit dans une escalade de la pression de Washington. D’après France 24, le Département d’État avait déjà annoncé, le 5 juin dernier, des sanctions contre le président Miguel Díaz-Canel ainsi que contre d’autres membres de la famille Castro. Alejandro Castro Espín, âgé de 60 ans, occupe une place particulière dans l’histoire des relations bilatérales. Il a joué un rôle déterminant lors des négociations secrètes qui ont mené au rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis en 2015.

Un contexte de crise économique aggravée

Ces nouvelles mesures interviennent alors que l’île traverse sa pire crise économique de plusieurs décennies. La pression américaine s’est intensifiée depuis le début de l’année, notamment par le biais d’un blocage pétrolier qui exacerbe les problèmes énergétiques de la nation. L’objectif affiché par Washington est clair : neutraliser les capacités financières qui soutiennent l’appareil étatique. Dans son communiqué, le secrétaire d’État a justifié ces sanctions comme une étape nécessaire pour « impulser les efforts intégraux de l’administration Trump destinés à mettre fin aux activités malignes du régime cubain, tant à Cuba que dans tout notre hémisphère ».

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Un contexte de crise économique aggravée
Photo: La Jornada

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