Home NouvellesEnfant de 12 ans traîné à mort à San Bernardo

Enfant de 12 ans traîné à mort à San Bernardo

Les faits : une encerrona qui tourne au drame

Un enfant de 12 ans est mort dans la nuit du mardi 23 juin 2026 à San Bernardo, dans la région métropolitaine de Santiago, après avoir été victime d’une encerrona lors d’un vol de véhicule. Selon les sources policières et judiciaires, le garçon aurait été traîné à mort sur plusieurs kilomètres après avoir tenté de se libérer de sa ceinture de sécurité tandis que les assaillants prenaient la fuite.

Les faits : une encerrona qui tourne au drame

Les détails de la tragédie, confirmés par la Fiscalía Occidente et Carabineros, révèlent qu’un groupe de cinq individus, apparemment mineurs, a abordé le véhicule transportant un père, son fils et une tía du garçon. Armés de couteaux et d’armes blanches, les assaillants ont forcé la famille à abandonner leur voiture avant de s’enfuir. Le jeune garçon, resté coincé dans le véhicule, aurait tenté de se libérer en cours de route, mais sa ceinture de sécurité l’a maintenu prisonnier tandis que le véhicule roulait à haute vitesse.

Les faits : une encerrona qui tourne au drame
Photo: Teletrece

« Desde el momento del robo, probablemente el menor quiso liberarse o bajar del vehículo, quedando enredado en el cinturón de seguridad, por lo que fue arrastrado por varios kilómetros »

Le corps de l’enfant a été retrouvé dans la matinée du 23 juin à l’intersection des rues Portales et Leonardo Da Vinci, dans la commune de San Bernardo. Les voisins, alertés par les bruits, ont immédiatement prévenu les autorités, découvrant avec horreur la scène macabre. Selon les premiers éléments, le garçon serait mort par asphyxie après avoir été traîné sur plusieurs kilomètres.

Les armes et les auteurs : un modus operandi inquiétant

Les enquêteurs précisent que les assaillants, tous apparemment mineurs, étaient armés de « armes cortopunzantes » (couteaux ou objets tranchants), selon le fiscal Hidalgo. Cette méthode d’intimidation, couplée à l’usage de véhicules pour commettre des vols, rappelle les encerronas qui se multiplient dans la région métropolitaine, où des bandes organisées ciblent souvent des familles en mouvement.

Les armes et les auteurs : un modus operandi inquiétant
Photo: La Tercera

Un élément troublant : le véhicule des assaillants, un modèle blanc, a été retrouvé abandonné près de la scène du crime, selon Teletrece. Les autorités suivent actuellement sa trace pour identifier les responsables, tandis que des équipes de Labocar (laboratoire mobile de la police) et du SIP (Servicio de Investigación de Carabineros) analysent les preuves recueillies sur place.

Une enquête en cours : quels sont les prochains pas ?

La Fiscalía a ouvert une enquête pour homicidio culposo (homicide involontaire), mais les circonstances exactes de la mort du garçon pourraient évoluer. Les autorités cherchent notamment à déterminer si les assaillants avaient conscience des risques encourus en traînant un enfant attaché à sa ceinture.

D’après le colonel Pablo Hernández, de la Prefectura del Maipo, cité par Teletrece, les investigations se concentrent sur la région métropolitaine : « Se está trabajando en toda la región Metropolitana: Se recuperó el segundo vehículo que participó en el hecho. Se está siguiendo la ruta […] para dar con la detención de los sujetos culpables de este hecho ».

Un drame qui interroge : pourquoi ces encerronas ciblent-elles les familles ?

Ce cas n’est pas isolé. Les encerronas — technique où des bandits forcent un conducteur à abandonner son véhicule avant de s’enfuir — se sont multipliées ces dernières années au Chili, notamment dans les communes populaires de la région métropolitaine comme San Bernardo, Puente Alto ou Maipú. Selon des données non officielles citées par les médias, ces vols seraient souvent commis par des groupes de mineurs, parfois en complicité avec des adultes.

Canicule: deux enfants de 2 et 4 ans retrouvés morts dans une voiture à Carpentras

Le témoignage des voisins, qui ont vu la scène et ont éclaté en sanglots, souligne l’impact psychologique de ces agressions sur les communautés locales. « Ils savaient que c’était des mineurs, mais personne n’imaginait qu’ils iraient jusqu’à tuer un enfant », a déclaré un résident anonyme à La Tercera.

Que faire pour éviter ces risques ? Les conseils des autorités

Face à la recrudescence de ces crimes, les autorités rappellent les mesures de prévention :

  • Ne jamais s’arrêter si un véhicule suspect vous suit ou vous bloque.
  • Éviter les trajets nocturnes dans les zones à risque, surtout avec des mineurs.
  • Ne pas laisser d’objets de valeur visibles dans l’habitacle.
  • En cas d’encerrona, ne pas résister : abandonner le véhicule et prévenir immédiatement les forces de l’ordre.
Cependant, comme le souligne le fiscal Hidalgo, aucune précaution ne peut garantir une sécurité absolue face à des assaillants armés et déterminés.

Que faire pour éviter ces risques ? Les conseils des autorités
Photo: La Cuarta

Ce drame soulève des questions sur la réponse pénale face aux mineurs impliqués dans ces crimes. Au Chili, la majorité pénale est fixée à 14 ans, mais les peines pour homicide involontaire restent rares dans ces cas. Les associations de victimes exigent depuis des années un durcissement des sanctions, notamment pour les groupes organisés.

Et maintenant ? Les défis pour la justice et la société

Plusieurs enjeux émergent de cette tragédie :

  1. L’identification rapide des assaillants : les deux véhicules impliqués (celui de la famille et celui des voleurs) ont été retrouvés, mais les auteurs restent en fuite. La pression sur les réseaux de police et les caméras de surveillance sera maximale.
  2. La responsabilité pénale des mineurs : si les cinq suspects sont effectivement mineurs, leur traitement judiciaire dépendra de leur âge exact et des circonstances. Une condamnation pourrait passer par des mesures éducatives plutôt que par une peine de prison.
  3. La prévention des recidives : les encerronas visent souvent les mêmes quartiers. Les municipalités et les associations locales pourraient renforcer les patrouilles nocturnes et les campagnes de sensibilisation.
  4. Le soutien psychologique pour la famille : le père et la tía du garçon, témoins directs de l’agression, auront besoin d’un accompagnement spécialisé. Aucune information n’a été diffusée sur leur état actuel.

Ce cas rappelle aussi l’urgence de réformer les lois sur la minorité pénale au Chili. Alors que des pays comme l’Argentine ou le Brésil ont durci leurs peines pour les crimes graves commis par des mineurs, le débat reste ouvert au Congrès chilien. Pour l’instant, aucune proposition de loi n’a été déposée en réponse à cette tragédie.

Une chose est sûre : ce drame ne restera pas sans suite. Les familles victimes d’encerronas, déjà nombreuses, pourraient se mobiliser pour exiger des mesures plus strictes. Et les autorités, sous la pression de l’opinion publique, devront agir rapidement.

Find more reporting in our Nouvelles section.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.